Il est temps de vivre pour soi.

La semaine dernière, j’ai envoyé mon article à mon entourage pour une petite relecture avant de le publier. Un geste qui peut sembler anodin, je vous l’accorde. Cependant, j’avais envoyé le lien vers l’article avec le message suivant: “Tu penses que c’est trop long? Tu crois que c’est intéressant, que ça va plaire?”. En retour, j’ai eu cette réponse, qui m’a énormément fait réfléchir: “Tu dois faire les choses pour toi, parce-que cela te plaît à TOI.” J’ai donc décidé cette semaine de parler de cette problématique; celle de vouloir penser à tout le monde, avant de penser à soi.

Ne pas perdre de vue son propre plaisir.

Comme vous le savez, j’ai toujours accordé trop d’importance au regard des autres. Par manque de confiance, par habitude, je laissais mes désirs, mes choix, dans les mains d’autrui. Quand j’envoyais cet article pour une dernière vérification, j’attendais la validation. C’était une nouvelle rubrique, je n’étais pas sûre de moi, de mon contenu. En envoyant ce message à mon entourage, j’attendais qu’on me dise “bravo”, “c’est intéressant”, “je te remercie”. Avec ce retour, j’étais fière de moi. Sans, je ne l’étais plus du tout. Cependant, le travail fourni était le même. J’avais pris le temps d’écrire un article, de trouver un sujet et ma fierté, ma joie dépendait seulement de l’avis d’autrui. Il était temps de remettre les choses à leur place. Je dois être fière de moi, qu’importe les retours. Les retours positifs ne doivent ajouter qu’un bonus à mon état, mais ne doivent en aucun cas être un poids dans la balance de mes émotions, de mes ressentis vis-à-vis de moi-même. En attendant la validation d’autrui, je suis dans une relation de dépendance, et je ne suis finalement plus moi-même.

Lorsque vous dites « oui » aux autres, assurez-vous que vous ne dites pas « non » à vous-mêmes.

Paul Coelho

Je dois dire que pour les articles précédents, je ne me posais pas autant de questions. J’étais finalement sûre de moi, car je vous parlais de mon expérience. Dans l’article pour la revue, j’avais un travail de recherche, je cherchais à donner du contenu, à être impactante. Je m’éloignais ainsi de ma zone de confort, et je n’avais pas forcément confiance en mes mots. Et je me mettais plus de pression, car je voulais trop bien faire. Pour qui? et bien pour les autres. Ce travail me demandait du temps, mais en recevant ce message, je me suis mise sur pause. Si je commençais à me perdre dans ce cycle infernal de « faire pour les autres », je n’arriverai plus à trouver l’énergie, l’envie et surtout le plaisir de partager. C’est quand on commence à se perdre qu’il est important de se remémorer pourquoi on se lance dans des projets. Je me suis alors rappelée que, même si mon but est de partager mon expérience, mes conseils, ce blog est aussi un hobby, une façon pour moi de m’épanouir. Je retrouvais mon énergie, mon envie d’écrire et l’inspiration.

S’écouter soi.

S’écouter soi, c’est savoir écouter ses propres besoins, ses propres désirs. Cet exercice peut s’avérer compliqué, car nos croyances, la société, notre entourage entrent en jeu. On a alors du mal à déceler nos propres envies dans ce brouhaha d’informations. Je m’en suis rendue compte quand je faisais la liste de mes besoins, de mes envies pour ma prochaine expérience professionnelle. Toute cette liste était trop générale, trop vague. Elle l’était car je n’avais jamais réellement pris le temps de me poser ces questions, de m’écouter. J’écrivais sur le papier ce que j’entendais autour de moi, ce que je voyais sur les réseaux sociaux, ce qui semblait validé par la société. Passée quelques semaines, je n’avançais pas, je ne comprenais pas pourquoi je ne trouvais pas la direction à prendre. C’était tout simplement que je n’avais pas posé ce que je pensais et ressentais réellement. C’était sûrement le rêve de quelqu’un d’autre, mais ce n’était pas le mien. D’où l’importance de s’écouter. C’est reconnaître quand JE ressens du plaisir, de la joie. C’est reconnaître quand JE dois m’arrêter, prendre une pause. S’écouter, c’est se comprendre. Et ce n’est que comme cela que nous pouvons vivre notre vie, celle à laquelle nous aspirons.

« Descendre en soi avant de pouvoir s’élever.« 

S’écouter soi, c’est se donner de l’importance. Combien de fois donnons-nous plus d’importance à l’avis des autres? Que vont-ils penser? Que diront-ils? Là encore, c’est mettre notre vie dans les mains d’autrui. Faire un choix personnel ne peut pas être dicté par quelqu’un d’extérieur. Vous pouvez être très proches, certes, mais c’est bien vous le maître du jeu, de votre jeu. Décider en faisant abstraction du jugement, des avis, c’est s’affirmer, se faire confiance. Et puis vous savez sûrement autant que moi que nous ne pouvons contrôler la critique. On est critiqués quand on ose, on est critiqués quand on n’ose pas. Partons de cette constatation, et vivons comme nous l’entendons. Ecoute toi, fais-toi confiance, et fais ce que tu penses être le mieux pour toi.

Ne plus être dans l’attente de l’autre.

Inconsciemment, nombreuses de nos actions sont menées par le besoin de se faire aimer. Donner pour donner, sans rien attendre en retour, s’avère parfois très difficile. Je me suis retrouvée dans cette situation il n’y a pas très longtemps d’ailleurs. J’avais très envie de faire plaisir à quelqu’un, et je me pliais en quatre pour organiser une belle journée. Je m’imaginais la réaction très vive de sa part, et de la reconnaissance. Ce n’était pas le cas. Et j’étais, sans m’en rendre compte, clairement déçue. Sa réaction n’était pas à la hauteur de celle que j’attendais. Cette personne avait beau être ravie de cette journée, du cadeau, elle n’avait pas exactement réagi comme je le souhaitais, et je ressentais alors de la frustration. Depuis, ayant travaillé sur moi, j’ai analysé la situation. J’étais dans une forme d’attente. Mon bonheur dépendait de sa réaction. Je donnais beaucoup trop d’importance à cette donnée. J’avais donné mon énergie, mon temps, et j’attendais une reconnaissance trop importante de l’extérieur. Alors, qu’au final, qu’est ce qui m’empêchait d’être déjà fière de ce que j’avais fait, et de tout simplement donner. Juste faire ma part, faire de mon mieux, donner le meilleur. Et prendre conscience que chacun a une façon de réagir différente. J’ai compris que ce n’était pas sain d’être frustrée car une personne ne réagit pas exactement comme je le voulais, l’espérais. Sa réaction lui appartient. Je donne, je prends plaisir à donner, et le reste lui appartient. En agissant comme cela, sans être dans l’attente de l’autre quand nous faisons quelque chose, vous verrez totalement la différence, croyez-moi.

N’essaie pas d’être utile, essaie d’être toi: cela suffit et fait toute la différence.

Paul Coelho

SOS Conseils: Apprendre à se connaître est un travail qui prend du temps mais qui est nécessaire à notre épanouissement personnel. Plus tu te connais, plus tu seras capable de prendre les bonnes décisions pour toi. Si tu laisses tes décisions entre les mains de ton entourage, c’est donner le pouvoir à l’autre de vivre ta vie. N’oublie pas, tu es le seul maître à bord! Prends ton courage à deux mains, et vis pour toi. Oui, on doute. Oui, c’est dur parfois. Mais c’est ta vie, ton chemin, et seul toi connaît la destination.

Alors, es-tu prêt à vivre pour toi?

Sterenn

4 réflexions sur “Il est temps de vivre pour soi.

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