Oser l’aventure ailleurs.

Cette semaine, j’ai décidé de me plonger dans mes souvenirs. Par nostalgie, car voyager me manque énormément, mais aussi pour vous faire part de mon expérience qui je pense, peut vous aider. Dans le cadre de mes études, je me suis envolée pour le Canada pendant quelques mois, puis 1 an aux Pays-Bas. Deux expériences qui m’ont beaucoup appris et qui m’ont permis de grandir. J’ai découvert des endroits magnifiques, j’ai rencontré des personnes uniques, j’ai vécu au contact de cultures différentes. Mais j’ai aussi fait face au doute, à la peur parfois. Dans cet article, j’ai décidé de vous parler de mes aventures; celles que j’ai vécues ailleurs. 

Prendre sa décision.

À la fin de mon DUT, je ne savais pas réellement où j’allais. En plein questionnement, je devais également trouver un stage de fin d’études. Ne trouvant rien d’intéressant, je suis allée à une réunion d’information pour partir en stage à l’étranger. En sortant de la salle, je savais ce que ma prochaine aventure allait être. Je voulais partir au Canada. Je voulais découvrir un autre endroit, une autre culture. Je cherchais de la nouveauté, j’aspirais à autre chose.

À ce moment de ma vie, j’avais le sentiment de m’ennuyer où j’étais, dans ce que je faisais. J’étais dans une monotonie, une routine, que j’avais du mal à supporter. J’avais besoin de changement, presque d’un bouleversement dans ma vie. Je voulais vivre une vraie expérience. La voie toute tracée qui m’attendait ne m’attirait pas. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de poursuivre mes études aux Pays-Bas quelques mois après la fin de mon stage.

« Un jour, on ne rêve plus que d’ailleurs. »

Georges Dor

En écrivant cet article, je me suis demandée si le fait d’être partie à l’étranger avait été difficile pour moi. À vrai dire, je n’ai jamais eu ce sentiment, sûrement lié au fait que je partais dans un cadre scolaire. Je savais ce que j’allais faire sur place, je savais qu’on m’attendait. Mais reprendre une vie ailleurs me stimulait plus que ne me faisait peur. Certes j’étais loin de ma famille, je n’avais pas mes amis avec moi, mes repères, mais j’avais une forme de liberté. J’aimais ce changement, j’aimais pouvoir tester quelque chose d’autre. J’aimais l’adrénaline qui découlait de cette décision. C’était MA décision, mon choix. Et par ce choix, je prenais le contrôle de ma vie.

Partir, pour se découvrir.

On dit que la vie est une expérience. En faisant le choix de partir, j’avais décidé de la vivre. Et c’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée à chaque destination. Je voulais tester, je voulais expérimenter. Je ne voulais pas être spectatrice de ce nouvel environnement, je voulais en faire partie. Petit à petit, j’apprenais les codes de mon nouveau chez-moi. Et c’est dans ce processus que je me suis rendue compte de ma capacité d’adaptation, qualité qui me sert encore beaucoup aujourd’hui.

J’ai aussi appris à être seule, à me débrouiller seule, et c’est une de mes compétences les plus précieuses aujourd’hui. Je n’avais personne sur qui me reposer, je devais apprendre par mes propres moyens. C’est comme ça que je suis devenue beaucoup plus indépendante et que j’ai pu prendre confiance en moi. Je me rendais compte que j’étais capable. Et c’est en me lançant dans cette aventure, en me mettant finalement en action, que j’ai pu gagner en confiance.

« C’est l’action qui précède la confiance en soi. Osez, prenez des risques. »

Partir m’a permis de me connaître davantage. Loin de mon environnement social, je découvrais ces nouveaux lieux avec mes propres yeux. J’avais fait le vide dans ma tête, je tenais à me faire mon propre avis, ma propre opinion. J’étais trop souvent influencée par l’avis de mon entourage, sur ce qui est bien pour moi ou non. En partant seule, je voulais vivre pour moi, et être maître de mon jugement. En faisant cet exercice, j’ai pu me rendre compte des choses importantes pour MOI.

« Voir la vie depuis une nouvelle perspective vous permettra d’élargir la vôtre. »

Ces aventures à l’étranger m’ont appris à profiter de l’instant présent. Avant ces expériences, je ne me rendais pas compte à quel point je vivais dans une forme d’urgence. Ces moments vécus au Canada, comme aux Pays-Bas, m’ont appris à lâcher le contrôle, profiter des petits moments, même les plus simples. C’est à mon retour que je me suis rendue compte de ce changement. En effet, je cherchais désormais à partager des moments de qualité avec mes proches, avec ma famille et je prenais le temps de réellement vivre ces moments.

Accepter les coups de mou, les doutes.

Si j’en garde un très bon souvenir, j’ai bien évidemment connu des coups de mou, des moments plus difficiles. Arrivée aux Pays-Bas, je n’avais pas d’appartement, et il était très difficile d’en trouver un. Le stress m’a complètement envahi au début de l’année scolaire, j’en venais presque à regretter mon choix d’être partie. Ca ne se passait pas comme je l’avais prévu, comme je l’avais voulu et j’avais beaucoup de mal à le vivre. Grâce à ma famille, j’ai trouvé quelques jours plus tard la perle rare, à quelques mètres de la plage. J’en tirais alors un vrai enseignement. Je devais accepter que les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et que je devais exploiter ces situations pour en tirer un maximum de positif. Rien ne sert de s’apitoyer sur son sort, chose que j’ai faite à plusieurs reprises.

Partir à l’étranger, c’était l’occasion pour moi d’améliorer mon anglais. J’avais un bon score TOEIC, des bases solides, mais la réalité était tout autre. En voyant le niveau de certains, j’ai complètement perdu mes moyens. J’en venais à douter de mes capacités, me demander comment j’avais pu être accepté dans cette école avec un si faible niveau. Vous me voyez venir. Un si faible niveau par rapport à quoi? J’ai vite relativisé et compris qu’il fallait que j’arrête de me comparer aux autres. Je n’étais pas la meilleure, certes, mais je faisais mon maximum et c’était largement suffisant. J’acceptais le fait que certains avaient un meilleur niveau et que la comparaison ne me mènerait à rien. J’ai lâché prise et j’ai appris, à leurs côtés.

Vivre loin de ses proches, c’est évidemment accepter de ressentir le manque. On a parfois besoin de les voir, de leur parler comme si nous n’étions jamais parti. Ce n’est pas toujours chose facile car, finalement, chacun poursuit son chemin. On manque des événements importants dans la vie des uns et des autres, il est impossible de revenir en France pour chaque occasion. C’est important de le savoir avant de partir, car ce n’est pas toujours facile à vivre. Il n’est pas rare de se sentir seule, d’avoir des coups de blues dus à cet éloignement. Mais il faut accepter nos sentiments, en parler, et savoir que ce n’est que passager.

L’importance des rencontres.

Si je devais choisir un mot pour résumer mes expériences à l’étranger, « rencontre » est celui qui me vient tout de suite. En allant étudier dans une école internationale, je rencontrais de nouvelles personnes chaque jour. Mexicains, américains, coréens, turcs, je découvrais des personnes, mais aussi des cultures, des modes de vie. On organisait d’ailleurs, chaque semaine, des soirées à thème pour découvrir un pays (et bien sûr ses plats traditionnels). Ces moments de réel partage restent inoubliables. Et pour moi, ce n’est qu’en sortant justement de ma routine en France que j’ai pu rencontrer de si belles personnes et vivre des moments forts. Je suis sortie de ma zone de confort, je suis allée vers les gens et on me l’a rendu de la plus belle des manières.

Je ne suis pas quelqu’un qui se confie facilement aux personnes que je viens de rencontrer. Par crainte, par pudeur, je n’osais que rarement parler de moi. Et c’est grâce à une rencontre, une amie grecque, que j’ai dépassé mon blocage. Au fil de notre échange, j’ai accepté de me livrer, alors que je l’avais rencontré quelques semaines plus tôt. C’était un réel pas en avant pour moi. J’allais davantage vers les autres, j’oubliais peu à peu les barrières que je me mettais auparavant et je vivais simplement l’échange. J’en garde de vifs souvenirs, car ces discussions à cœur ouvert, avec des personnes du monde entier, m’ont fait énormément réfléchir, grandir et évoluer.

SOS Conseils: Oser l’aventure à l’étranger, c’est faire le choix de suivre son propre chemin, vivre une expérience singulière. C’est choisir de s’ouvrir au monde, d’aller explorer et découvrir par soi-même un environnement différent du sien. C’est sortir de sa zone de confort. Une fois que tu te rends compte que tu arrives à t’en sortir, même hors de ta zone de confort, tu sentiras énormément de force, d’énergie. Cela t’aidera à relever les défis que la vie te lancera. Tu te rendras compte de la quantité de choses que tu es capable d’entreprendre. Tu prendras alors conscience de toutes les possibilités qui s’offrent à toi.

J’ai tenté l’aventure ailleurs. Et vous? 

Sterenn

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