Partir un mois en mission solidaire.

Pour inaugurer la nouvelle rubrique de mon blog, quoi de mieux que de commencer par ma prochaine aventure: partir un mois en mission solidaire. Ici, j’avais envie de vous parler de mes expériences, de mes voyages, comme il se doit. Dans cet article, j’ai voulu vous parler de mes questionnements avant de me lancer et partir un mois, loin de chez moi. Cet article vous aidera sûrement si vous êtes face aux mêmes doutes, à la même envie de partir découvrir le monde et d’aider, à votre manière.

Le bon moment.

Depuis quelques années, je dirais depuis le lycée, j’avais toujours dans un coin de ma tête l’idée qu’un jour je partirai, avec une amie, faire une mission solidaire à l’étranger. J’ai commencé à m’y intéresser plus en détail en licence, à trouver des associations, à déterminer combien de jours je souhaitais partir avec mon amie. Nous n’arrivions pas vraiment à nous mettre d’accord sur les dates, sur la mission. Je comprenais que le plan tombait à l’eau et que ce n’était pas pour cette fois. Mon chemin continue, je termine mes études, je débute dans la vie active, j’arrive en octobre 2020 où je sature de mon job, que je décide de quitter. Début 2021, je me retrouve face à moi-même, avec cette volonté de trouver ce qui me fait vraiment vibrer, le job qui pourrait mieux me correspondre. C’est là que je décide de m’intéresser au milieu associatif, de me porter bénévole pour une association en les aidant sur la communication. L’association en question propose à des volontaires de partir en mission dans différents pays, pour aider les populations sur place. Coup du destin sûrement, je découvre les bénévoles, leur travail et je tombe sur une mission dans une école primaire en Tanzanie.

« Respecte le rythme de la vie, chaque chose arrive au bon moment. »

J’ai le coup de cœur, je sens que c’est ça, que je dois y aller. J’en parle à mon amie avec qui je voulais partir et là, elle ne peut pas se permettre de partir 4 semaines, de poser des congés. C’est alors que je me rends compte que cette mission, je dois la faire seule. C’est le déclic. Il est temps de partir seule et me décider à faire cette mission pour moi.

Quand j’ai écrit cet article, je suis tombée sur cette citation « open to new opportunities » et c’est exactement le sentiment qui me vient, à ce moment-là. J’étais dans une phase de ma vie où j’étais complètement ouverte à de nouvelles choses, de nouvelles opportunités et c’est bien à cet instant que la vie m’a mise sur le chemin de cette mission solidaire. Oui, tout semblait me pousser dans cette direction. Alors, j’ai décidé d’y aller, de me lancer dans cette nouvelle aventure.

À l’étranger?

C’est vrai que j’ai toujours été attiré par les missions solidaires à l’étranger, d’aider des populations beaucoup plus lointaines alors que finalement, je peux aider ici, en France. Dans des associations, de moi-même, j’avais des possibilités d’aider à mon échelle, dans ma ville. Mais quelque-chose m’attire ailleurs. Le changement d’environnement peut-être, la découverte d’un nouvel endroit, l’excitation de sortir de la routine aussi. J’avais l’impression d’être plus utile dans un autre pays à vrai dire. J’avais aussi besoin d’être confronté à une autre culture que la mienne.

Finalement je voulais que cette expérience soit enrichissante, que j’apprenne de nouvelles choses, de nouvelles façons de voir la vie, de nouvelles coutumes. Oui, je crois que c’est cet ensemble de choses qui me poussait à vouloir partir en mission solidaire à l’étranger. Et puis finalement, qu’est-ce qui m’empêche de faire les deux?

Les doutes.

Je ne vous le cache pas, j’ai douté. Partir en Tanzanie, c’est forcément un coût. J’avais pas mal de dépenses que j’avais prévu comme le visa ou l’avion mais des dépenses comme les médicaments, les vaccins, je n’avais pas forcément pensé à tout. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus fait paniquer ces derniers jours, la peur de manquer d’argent. C’est vraiment difficile à gérer parfois, j’essaye de relativiser mais j’ai depuis très longtemps cette croyance ancrée vis-à-vis de l’argent. J’y travaille mais ce n’est pas facile tous les jours.

« Un voyage est la seule chose qui s’achète et vous rend plus riche. »

Je me dis surtout que c’est mon choix de partir, que je vais retirer énormément de choses de ce voyage et que pour moi, une part importante de mon épargne part dans les voyages car c’est une vraie passion. Je sais donc pourquoi je pars, je sais que je vais recevoir une autre forme de richesse beaucoup plus personnelle et précieuse. Et je sais aussi mes intentions professionnelles après ce voyage. Ces dernières semaines ont donc été un travail de lâcher-prise, d’acceptation et de gratitude. J’ai la chance de faire cette mission solidaire à 24 ans, mon corps me permet de le faire, mon entourage me soutient, je sais que c’est la bonne décision, alors j’essaye un maximum de mettre mon cerveau en pause pour apprécier tout ce qui m’arrive et va m’arriver.

La volonté d’être utile.

Dans le paragraphe précédent, je vous disais que je savais pourquoi je partais. Quand je me suis posée cette question pour la première fois, sincèrement je n’ai pas hésité: je voulais aider, être utile. Je voulais apporter aux enfants, un maximum. J’ai voulu créer une cagnotte pour pouvoir leur ramener des fournitures scolaires et je dois dire que j’étais assez fière de moi d’avoir osé le partager sur les réseaux, d’élever ma voix pour demander de l’aide. Je m’envole donc avec une valise bien remplie pour les enfants.

Revenons à cette notion d’utilité. Quand je parle de mes attentes professionnelles, personnelles, ce mot revient souvent. J’ai vraiment ce besoin d’apporter à l’autre, de l’aider, de créer vraiment un lien, une relation. Car je sais évidemment que les enfants, les femmes et les hommes sur place vont énormément m’apporter. Partager, rencontrer, découvrir, évoluer finalement. Oui c’était pour ça que je voulais partir. Et je crois qu’une fois qu’on sait qu’on part pour les bonnes raisons, des petits signaux nous apparaissent: c’est le bon moment.

Se dire qu’on veut être utile, mais se demander comment? Oui je suis évidemment passée par là. Souvent face au syndrome de l’imposteur, je doute régulièrement de mes capacités, de mes qualités, de ce que je peux finalement apporter aux autres. Et je trouve que cette expérience aide énormément sur le sujet là. On se rend très vite compte du potentiel qu’on a finalement tous au fond de nous. En parlant des missions, je me suis rendue compte que oui, j’étais capable de beaucoup de choses diverses, et que je pouvais aider sur plusieurs domaines. La confiance personnelle remontait d’un coup! De toute petites choses qui vous paraissent faciles, futiles même, peuvent s’avérer super importantes sur place et je pense sincèrement qu’on se rend compte de nos atouts, de notre valeur. C’est vrai que les études tendent à nous enfermer dans des cases mais qu’importe. Nous sommes capables de beaucoup de choses. Il suffit juste de rester ouvert aux différentes opportunités. Et qui sait, vous découvrirez peut-être une passion, un don ou le métier de vos rêves?

En pratique.

Pour ma part, j’avais la chance de connaître l’association de « l’intérieur », je savais donc comment ils travaillaient, ce qui m’a beaucoup rassuré. En effet, je trouve que c’est parfois difficile de choisir un organisme, oser se lancer, sans connaître. J’ai donc sauté le pas, bien entourée. Si je peux vous donner un conseil c’est vraiment de prendre contact, envoyer des mails, appeler, s’entretenir avec des personnes de l’asso pour instaurer un climat de confiance. Ils sont là pour vous accompagner alors n’hésitez pas à poser vos questions, rencontrer même des bénévoles ou des anciens volontaires!

Je vous conseille également en cette période de bien vous renseigner sur les conditions sanitaires du pays d’accueil. Très changeant, certains pays retrouvent les couvre-feux, les quarantaines etc. Référez-vous aux sites officiels, aux ambassades, vous trouverez toutes les infos!

Avant votre départ, je trouve qu’il est important de s’informer un minimum sur le pays. En effet, il y a des fois des règles à respecter, des normes différentes de chez nous à connaître surtout si vous logez comme moi, chez l’habitant. Faire des petites recherches vous permettra aussi d’en apprendre plus sur l’histoire du pays, la culture, pour pourquoi pas instaurer le dialogue sur place et montrer votre intérêt auprès des habitants.

Dernier point important: n’ayez pas peur de partir seul(e). Pour le coup, j’étais la première à hésiter. Si vous voulez partir, faites-le. N’attendez sur personne car c’est votre mission, votre aventure, votre vie aussi. Et puis si ça peut vous rassurer, sur place, vous rencontrerez de nombreuses personnes. Alors si vous avez cette envie au fond de vous, je ne peux que vous encourager à vous lancer!

« Life is a journey. Make the best of it. »

À très bientôt pour la suite de cette aventure,

Sterenn

Être capable de lâcher prise.

Plusieurs semaines sont passées sans que je ne publie un nouvel article. Pour tout vous dire, je crois même que cela fait un bon mois. Moi qui avais tout calculé d’avance, prévu d’écrire un article chaque semaine, je ne pouvais, je ne voulais pas publier ces dernières semaines. Aujourd’hui, je vous écris à nouveau car ce moment d’absence m’a justement fait comprendre une chose :l’importance du lâcher prise. 

Savoir s’écouter soi.

De nature perfectionniste et organisée, il m’était impensable de ne pas sortir un article par semaine. J’avais beau me répéter que ce n’était pas dramatique de ne pas écrire autant, je me mettais parfois inconsciemment sous pression pour finir à temps alors qu’en soit, ce projet est simplement là pour partager et me permettre d’assouvir mon besoin d’écriture. C’est en écrivant le dernier article en date que je me suis rendue compte que j’allais peut-être vers quelque chose qui ne me ressemblait plus vraiment.  

Je commençais à douter, presque à me forcer à trouver un sujet alors que les premiers articles venaient instinctivement. Je mettais plus de temps, je faisais plus de fautes, comme si finalement, je me perdais. C’est là que j’ai remarqué les premiers signes. Je postais car j’avais prévu cette périodicité, je ne postais pas par envie. Le choix du sujet devenait difficile, presque pénible. Mon quotidien est considérablement en train de changer, j’ai plusieurs projets en même temps, et je savais au fond de moi que je ne pouvais tenir ce rythme ces dernières semaines. Mais j’ai justement su voir tous ces petits signes, les prendre en considération et me remettre en question. J’ai réussi à m’écouter; écouter mon ressenti et mon intuition, moi qui avais l’impression d’être complètement bloquée de ce côté-là.  J’ai donc décidé d’écrire au gré de mon inspiration, au fil de ma vie. J’écris quand j’en ressens le besoin. C’est d’ailleurs une petite victoire pour moi d’avoir été capable de m’écouter, de m’arrêter au bon moment. Je n’ai pas écouté mon entourage, je n’ai pas continué par peur du regard ou du jugement des autres. J’ai fait abstraction de tout ça pour me concentrer sur moi. 

“Savoir s’écouter c’est être disponible aux bonnes informations de son corps.” Claude May Waia

J’ai dû accepter, j’avais peur. Peur que plus personne ne lise mes articles, que ce vide d’un coup puisse lasser les lecteurs. C’est pour cela que j’avais à cœur de vous écrire cet article. Car cette absence m’a appris quelque chose, et vous apportera sûrement aussi. J’ai appris combien il était important de s’écouter soi, et agir en fonction. Ne pas écouter une autre voix que la sienne. 

Cultiver l’indulgence.

Cette petite parenthèse m’a aussi appris à être de plus en plus indulgente avec moi-même. J’ai toujours eu tendance à être assez difficile, critique vis-à-vis de ma personne, sur différents aspects de ma vie d’ailleurs. Rebondir face à un échec, accepter ce qui ne peut être changé, accepter ses propres limites, sont des situations qui nous apprennent à être indulgent avec soi, afin de lâcher prise. Comprendre que nous ne sommes pas des machines, que nous avons des moments de doute, de remise en question, que nous ne pouvons pas tout contrôler. C’était le cas pour moi ici. J’ai accepté mes propres limites, je devais prioriser d’autres choses dans ma vie à cet instant T et je l’ai fait. Je ne me suis pas acharnée, j’ai préféré me concentrer sur des projets qui me demandaient beaucoup d’énergie. C’était pour moi la bonne décision à prendre même si je dérogeais à mon objectif d’un article par semaine. C’est là que j’ai appris à être beaucoup plus indulgente, à me poser les bonnes questions, à prioriser. C’est souvent grâce à des petites expériences du quotidien qu’on en apprend davantage sur soi. Apprendre à relativiser est un énorme pas en avant pour moi. Être capable d’être bienveillante à mon égard. Comment ai-je fait? J’ai commencé par écrire, juste pour moi cette fois. Je prenais mon carnet et je noircissais les lignes un peu plus chaque jour: pourquoi je me sentais pas à l’aise, pourquoi je n’étais plus motivée, pourquoi je perdais mon optimisme face à ce projet. Dans ce carnet, j’écrivais le fond de ma pensée, le fait que j’avais peur de décevoir, le fait que j’étais déçue de ne pas tenir ma cadence, que la comparaison avec d’autres contenus me pesait beaucoup. Et puis, au fil de l’écriture, je me rendais moi-même compte que la plupart de mes doutes, de mes réflexions, n’avaient pas lieu d’être (oui oui les fameuses croyances limitantes). J’étais capable de trouver un contre argument à chacune de ces croyances. Peu à peu, j’avançais dans ma propre réflexion, je prenais du temps pour moi en m’échappant de mon quotidien. Je me prouvais un peu plus chaque jour que je me mettais ces barrières toute seule.

J’ai adhéré à la phrase de mes parents, le fameux « c’est OK ». Rien n’est grave, tout est expérience. Il n’y a pas de bons ou mauvais choix. Être trop critique avec soi, ou avec les autres d’ailleurs, n’apporte rien. Le doute, les erreurs font partie de la vie. Couvrir de reproches à la première occasion n’aidera personne, ne fera avancer personne. Ni vous, ni les autres. Relativiser, questionner, comprendre, apprendre. Accepter de ne pas toujours avoir le contrôle et se laisser guider.

Vivre dans l’instant présent.

Lâcher prise c’est respirer un grand coup, prendre le temps de faire une pause. Ce n’est pas laisser tomber, c’est finalement se détacher, se protéger de certains effets. Se dire qu’on a fait le maximum, qu’on a donné le meilleur de nous et que la suite ne nous appartient pas, se libérer de ce poids afin de se recentrer sur le moment présent. Ne pas penser au passé, ni au futur mais rester dans l’instant, ce que tu es et fais aujourd’hui. Accepter que certaines choses ne dépendent pas de nous et apprécier à ce jour le travail fait et être fier de soi.

« Vivre sa vie c’est savoir lâcher prise face aux évènements et se laisser aller au gré du vent. » Philippe Chavanis

J’ai pour ma part tendance à penser aux conséquences négatives de mes actions et j’insiste vraiment sur le terme « penser ». Être constamment dans ses pensées, ruminer, peut vite être très pesant. Il est important d’en sortir, de comprendre que ce ne sont que des petites voix qui sont là pour nous tester mais que ce n’est pas la réalité. Pour revenir à l’écriture d’article, je me disais que j’avais presque gâché mon travail des débuts en faisant une pause d’un mois, je pensais que ça n’allait plus intéresser, que ça ne servait plus à rien. C’est donc typiquement dans une situation comme celle-ci que j’ai compris et surtout appliqué ce principe. Une grande inspiration pour revenir au moment présent. Je ne pense ni à ce que j’aurais pu faire avant ni à ce que je dois faire après. Je profite de l’instant. Je me suis dis que cette pause avait été bénéfique pour trouver des sujets d’articles, qu’elle m’a permis de développer de très beaux projets à côté. Je n’ai absolument pas perdu le travail des débuts, au contraire, il m’a fait évoluer.

SOS Conseils: Etre capable de lâcher prise, je ne vous le cache pas, c’est un long travail mais qui selon moi reste très important. Savoir se détacher quand il le faut permet sincèrement de vivre plus sereinement. Pour moi, l’écriture, le retour à la nature, les moments solitaires sont mes solutions qui me permettent de lâcher prise. Pour vous, ce sera bien d’autres solutions. Soyez libre de créer vos propres petits rituels pour avancer. Je vous conseille le livre « Les accords toltèques » de Miguel Ruiz qui détaille très justement le fait que certaines choses ne nous appartiennent pas, et qu’il faut arrêter de chercher à vouloir tout contrôler. Notre vie est incontrôlable, nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Mais c’est ce qui rend cette aventure si spéciale. Libre de chaque jour se réinventer, se voir confronter à l’inconnu. Alors laissons nous porter, apprécions l’instant présent, écoutons-nous et tout se mettra en place.

J’ai décidé de faire confiance à la vie, et vous?

Sterenn

Adopter un nouveau regard.

Aujourd’hui je reçois Lucie, créatrice du blog “Inspiré.e.s”. Cela fait maintenant quelque temps que je suis ses articles, ses posts, que je trouve très justes et emplis de sens. Son but? Décrypter, vulgariser et sensibiliser sur des sujets qui lui tiennent à cœur. Entre féminisme et écologie, nous découvrons aujourd’hui qui se cache sous ce beau projet. 

C’est le moment de se présenter! Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi, ton quotidien?

Moi c’est Lucie et j’habite en région parisienne. Je suis prof d’EPS et je finis en parallèle ma thèse sur l’histoire du sport féminin et ses représentations sociales. J’ai toujours aimé avoir pleins de projets en même temps et cette année, je trouvais que mon quotidien manquait de sens. Ce quotidien était rythmé par mes recherches pour ma thèse, qui m’ont d’ailleurs beaucoup appris! Cependant, j’ai très vite compris que ces écrits scientifiques ne seraient lus que par une certaine élite et que mes recherches ne profiteraient pas forcément au grand public. Travaillant au quotidien avec un public très différent, j’avais, au fond de moi, envie de créer un projet qui me permette de mettre en avant mes recherches afin que mon travail soit utile à un plus grand nombre.

Pendant le confinement on m’a demandé si je pouvais faire quelques formations pour préparer les étudiants au concours d’enseignant. Une fois arrivée sur place, je me suis rendue compte que mes collègues ne parlaient que du programme, sans donner les « règles du jeu » du concours. J’étais surprise car ces préparations n’avaient pas évolué depuis des années. Lors de mon intervention, j’ai suivi mon intuition, je n’ai rien fait de théorique, j’ai vraiment fait des choses simples, centrées sur les règles du jeu du concours. Le TD a super bien fonctionné, j’ai eu de très bons retours. Finalement, la seule chose que j’ai faite, c’est de donner les règles du jeu, concrètement et simplement. J’ai fait en sorte que les étudiants aient les bonnes cartes en main pour passer le concours.

Qu’est-ce qui t’a amené à créer ton blog?

Depuis un an je voulais faire quelque chose, créer, mais je ne savais pas vraiment quoi. Avec mon rôle de formatrice, je me suis rendue compte que j’avais des compétences. J’étais capable d’expliquer, à ma façon, les règles du jeu. Je savais me mettre à la place des étudiants et comprendre leurs attentes. Et j’avais un peu envie de faire ça en créant un blog. Outre la thématique du sport féminin qui m’intéresse beaucoup, je voulais aborder des sujets très différents qui m’interpellent au quotidien comme le féminisme et l’écologie. En rédigeant des articles, l’idée est simplement de montrer qu’il y a d’autres angles de vues, d’autres façons de voir et de comprendre ces sujets-là. J’ai voulu utiliser mes compétences pour vulgariser ces informations afin de les rendre plus accessibles. Je voulais écrire pour un public complètement différent de celui pour qui je rédige ma thèse ou autres écrits scientifiques.

J’avoue avoir un peu hésité à me lancer car je ne voulais pas spécialement me mettre trop en avant sur les réseaux sociaux. C’est très compliqué aujourd’hui de faire ressentir aux lecteurs qu’il y a vraiment de l’humain derrière un écran sans se montrer, poster des vidéos ou même donner son nom. En plus, je n’ai pas forcément envie que mon entourage soit au courant. J’ai le sentiment que ces personnes vont attendre un certain contenu, une personnalité, une parole qu’ils connaissent à force de me côtoyer alors que moi, j’ai juste envie de dire ce que je veux, quand je veux. La personne qui écrit sur le blog ne sera pas forcément la même que celle que je suis dans la vie. C’est moi sans l’influence de ce que quelqu’un pourrait attendre de moi.  J’écris sans filtre, j’écris pour moi.

Abordes-tu des sujets en particulier?

La logique aurait voulu que je sorte un article sur le sport en premier. Mais, moi même, j’avais envie de découvrir d’autres sujets et de les comprendre. Que se soit des faits de société, des choses qui me marquent, j’écris sur des choses simples qui méritent, selon moi, des explications. Je me questionne dans ma vie au quotidien, je recherche, j’approfondis des sujets qui me touchent et je décide de le partager via mon blog. Ce ne sont pas des choses que j’ai pu apprendre de façon théorique au cours de mes études, ce sont des choses que j’ai pu expérimenter, découvrir, tout au long de ma vie.

Petit à petit, j’ai décidé de me focaliser sur des sujets assez forts comme le féminisme et l’écologie. Dans mon quotidien, les professeures d’EPS sont souvent très engagées pour l’égalité homme-femme et moi, j’avais toujours du mal à me situer, à prendre part au débat, à faire entendre ma voix. Il y avait quelque chose qui me dérangeait dans le mot « féminisme » mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je crois que c’était l’image négative véhiculée qui me faisait peur. C’est comme ça que j’ai commencé mes recherches, à pousser plus loin mes interrogations. Je voulais aller au delà des stéréotypes et des préjugés.

« Il est parfois très difficile de remettre nos certitudes en question. »

Aujourd’hui, si tu dis que tu es féministe ou même écolo, j’ai l’impression qu’il y a une attente d’exemplarité. Comme si dès lors qu’on acceptait de s’engager, nous devions être irréprochables. On reste des humains. On le voit d’ailleurs sur les réseaux sociaux comme certains sont passés au crible à chacune de leurs actions car ils ont osés s’engager pour une cause qui leur est chère. Pour moi, rien que le fait d’oser remettre ses certitudes en question, changer des petits gestes du quotidien, en parler à son entourage, c’est un très grand pas.

Il y a des activistes, et je pense que c’est très bien d’avoir des gens dans cette mouvance là, qui se font entendre, qui éveillent les consciences. Mais j’ai le sentiment qu’il y a une grande majorité qui se sent dans « le monde du milieu » : ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec le terme « activiste », ceux qui ne manifestent pas forcément, ceux qui ont parfois peur aussi, ceux qui ont encore du mal à exprimer leurs convictions. Seulement si nous n’arrivons pas à toucher ce public là, on ne pourra jamais élever ces débats au delà des personnes qui sont totalement convaincues. Je me dis que si on veut faire changer les choses, peut-être qu’il faudrait trouver une approche moins agressive? Je ne remets absolument pas en cause les mouvements actuels, je pense que c’est important d’avoir des activistes, des militants mais aujourd’hui, ce n’est pas un schéma dans lequel je me reconnais,  je sais que je ne serais pas à l’aise dans cette position. Si on veut faire changer les choses, il faut accepter de toucher ces gens du milieu, ces gens qui ne sont pas forcément engagés mais qui ont des convictions. C’est les aider à accepter que « féministe » ne veut pas forcément dire que tu vas sortir la carte du sexisme à tout va, ça ne veut pas dire que tu es contre les hommes. Accepter de sortir des préjugés et avancer ensemble.

Qu’est-ce que cette création t’a apporté?

J’ai beaucoup appris car franchement au départ, je n’y connaissais rien du tout en création de blog. J’y suis allée à coup de tutos YouTube, c’est dire! C’était difficile, j’ai fait n’importe quoi. Je pense que j’ai dû faire toutes les erreurs qu’il ne fallait pas faire. Mais au final, j’ai énormément progressé, je suis contente et fière de m’en être sortie par mes propres moyens.

J’écris pour moi, pour me challenger. Personne n’attend quelque chose de ma part, personne ne me juge. C’est agréable de le faire, sans avoir de pression, de monter un projet pour soi. Il y aura sûrement plein de choses à améliorer dans le temps mais je ne veux pas que ce blog soit parfait, c’est d’ailleurs ce qui rend le vivant, humain. Ce blog m’apporte beaucoup. Je nourrie mes réflexions, je me documente, je m’instruis et partage mes informations au travers de mes articles. J’essaye d’apporter ce que je peux à ma petite échelle. C’était une période de vie assez compliquée pour moi, on a tous morflé et j’étais contente de prendre cet espace, ce temps pour prendre soin de moi. C’est vrai que l’écriture est un bon moyen d’évasion. Et puis une fois lancée, j’ai envie de faire plein de choses forcément! Pour être honnête, quand j’ai lancé le blog, je n’ai pas fait ça en pensant faire des vues, en pensant changer de métier. Je compte rester prof, j’adore mon métier.

« Inspiré.e.s », comment est venu ce nom?

Je voulais quelque chose de simple, court et de français aussi, au vu de ma cible. Je souhaitais qu’il soit cohérent et porteur de sens, surtout pour le public. Au début, j’avais cette idée d’impulser, de donner envie. Je voulais toucher les femmes et « inspirées » m’est venu. Cependant, j’ai réalisé que de conjuguer ce nom au féminin était finalement à l’opposé de ce que je voulais faire. Je prônais des valeurs complètement différentes et je voulais surtout intégrer les femmes ET les hommes dans mes propos. C’est là qu’est venue l’idée d’utiliser l’écriture inclusive, les points devenant synonymes d’inclusion: homme et femme, individuel et collectif. Que chacun trouve sa place dans la société. Je trouvais ça beaucoup plus juste vis-à-vis de ma démarche. Pour moi ce nom reflète complètement mon action.  

Ensemble, prenons le temps de comprendre pour se sentir inspiré.e.s. »

As-tu déjà eu le sentiment d’être illégitime dans la rédaction d’un article?

Même pas! Je fais vraiment la différence entre ce que j’écris sur le blog et un article que j’écris pour une revue scientifique. Je parle soit de choses personnelles qui sont de mon ressenti, soit de choses que j’ai mis du temps à comprendre mais sur lesquelles j’ai un appui théorique Si je l’écris et que je l’aborde, c’est que j’ai passé énormément de temps dessus. Je le connais, je le maîtrise. Je ne suis pas une experte mais je pense que pour expliquer, vulgariser, il ne faut pas une perfection dans le propos, ou une rigueur scientifique trop importante. C’est le grand public que je vise. Je sais pour qui j’écris. Je pense que c’est une sensibilisation plutôt qu’une démonstration scientifique. Et finalement, je n’ai rien à prouver. C’est juste des questions, des réflexions que je partage et je ne pense pas avoir besoin de me sentir légitime dans cette position là.

Selon toi, quelle est la marche à suivre pour s’engager?

Je pense qu’il y a surtout pleins de possibilités! L’essentiel selon moi est de ne pas avoir peur de sortir du schéma classique. Moi-même je suis en contact au quotidien avec des personnes qui n’osent pas sortir de leur chemin de pensée, qui n’osent pas se poser de vraies questions sur de simples faits d’actualité par exemple. Il ne faut pas avoir peur des autres, de leurs avis, mais simplement se lancer. On peut commencer par s’engager dans une association, s’affirmer sur les réseaux, échanger avec des experts. S’instruire et sortir de nos habitudes. On est trop souvent cloisonnés dans nos propres habitudes, nos perceptions, celles de notre entourage. Le fait justement de sortir un peu de tout ça, de ce quotidien, ça ouvre énormément de portes. Ne plus simplement écouter ce qu’on te dit, s’autoriser à voir et faire les choses autrement. Je pense que ce sont des petits pas qui vont éveiller notre engagement au fur et à mesure. À partir du moment où tu te poses des questions, tu prends conscience des choses, que tu te mets en mouvement, c’est gagné. Il suffit juste de s’y mettre!


Les coulisses de notre rencontre.

Deuxième interview pour moi et j’ai toujours autant de plaisir à découvrir une nouvelle personne. Cet échange était très enrichissant et je me suis beaucoup reconnue dans les propos de Lucie pour plusieurs raisons. Nous avons toutes les deux cette problématique de vouloir créer un contenu humain, vivant sans pour autant vouloir se montrer, se dévoiler sur les réseaux sociaux. Également, nous avons toutes les deux eu le sentiment que notre quotidien manquait de sens, et qu’il était temps de créer notre propre projet.

Nous avons un peu échangé sur l’esprit du blog Au Singulier car j’avais à cœur de savoir si elle partageait les mêmes valeurs que moi. Et bien oui! Cette année, elle a également ressenti une réelle urgence de vivre, qu’il était temps d’oser, pour soi. Qu’il fallait se lancer, se mettre en mouvement car c’est finalement comme ça que les portes s’ouvrent d’elles-mêmes.

« Le plus important est de faire les choses de façon vraie et authentique. » 

Pour tout vous dire, on aurait pu parler des heures! J’aime beaucoup son projet, je le trouve super utile et surtout très accessible. Je pense qu’il est important que des personnes comme Lucie, qui ont cette capacité d’expliquer, de vulgariser des sujets parfois encore tabous, prennent la parole afin de sensibiliser le grand public. Elle m’a d’ailleurs fait découvrir un podcast « Nouveaux modèles » de Chloé Cohen que je vous invite à découvrir! L’interview s’est finie sur ses beaux projets futurs, notamment son départ prochain pour une nouvelle vie à Mayotte (pour les autres projets je n’en dis pas plus, c’est une surprise)!

Passez une très bonne journée,

Sterenn

Prêts à retrouver le moral?

Ces dernières semaines, j’ai énormément partagé avec des personnes extérieures à mon entourage. En participant à des ateliers, des tables rondes, nous avons discuté de longs moments. C’est pendant ces échanges que quelque chose m’a frappé. Très peu de personnes avaient encore le moral. Le contexte actuel y est pour beaucoup, mais on sentait là une baisse d’énergie, de motivation, qui me touchait réellement. J’avais envie de faire quelque chose. J’ai alors ressenti le besoin d’écrire un article pour, peut-être, aider ces personnes à se sentir mieux. Voici donc les actions que je mène encore au quotidien afin de retrouver le moral.

Accepter et comprendre ses émotions.

La première étape à ne pas prendre à la légère est tout simplement l’acceptation. Il y aura toujours des jours avec, et des jours sans. Accepter les baisses de moral, ça fait partie du jeu. Que ce soit lié à du stress, de la fatigue, de la tristesse, les raisons d’une baisse de moral sont multiples et surtout légitimes. Il ne s’agit pas de passer outre ces ressentis, ces émotions, mais de les accueillir et de les reconnaître afin de lâcher prise. Combien de fois ai-je pensé qu’ignorer ma colère allait m’aider alors qu’au final, je ne faisais que l’attiser. Plus nous luttons contre les émotions, plus leurs effets sur le moral augmentent. Nous ressentons ces émotions pour une raison, tâchez simplement de saisir le besoin mal comblé qui se cache en dessous. Ce n’est pas chose simple, je vous l’accorde. Pour ma part, j’ai toujours du mal à déceler l’émotion que je ressens quand je suis face à une baisse de moral. Est-ce de la tristesse, de la colère? Bien souvent, la tristesse l’emporte. Je reconnais l’émotion et je me dis tout simplement « OK je suis triste. Maintenant je fais quoi? ». J’accepte et me questionne. L’étape suivante est donc de déceler la raison de cette tristesse. Tout récemment, c’était dû fait que je ne me sentais pas légitime dans un projet car j’avais l’impression de manquer de compétences. Une fois le besoin reconnu, nous sommes capables de nous mettre en mouvement et de passer à l’action. J’ai donc décidé de commencer une formation, de participer à des conférences afin de développer mes compétences.

Comprendre ses émotions permet également de mieux se connaître. Plus vous vous demanderez quel besoin n’est pas comblé, plus vous en apprendrez sur vous même. Certains auront envie de se tourner vers les autres, de se confier à des amis, alors que d’autres préféreront rester au calme, se reposer et rester seuls. Suivant l’émotion ressentie, le désir peut complètement varier. Face à la tristesse, j’ai tendance à avoir besoin de me tourner vers les autres alors que, face à la colère, je préfère rester seule. Au fil du temps, je sais donc quoi faire pour aller mieux, sans me laisser submerger par l’émotion.

Reprendre le contrôle.

Quand on broie du noir, il est parfois difficile de sortir la tête de l’eau. Nous avons souvent tendance à penser que notre objectif est inatteignable, que cela n’ira jamais mieux. Hors, si nous changeons notre perception, que nous nous attardons sur tous les efforts déjà fournis, nous reprenons le contrôle. Nous relativisons. Quand on poursuit un objectif, nous devons certes, aller de l’avant, mais nous devons aussi prendre le temps d’apprécier le chemin parcouru. Si on ne fait que de regarder la distance qui nous attend, on finit, tôt ou tard, par se décourager. Que ce soit des objectifs professionnels ou personnels, l’enjeu est le même. Un exemple tout simple: la course à pied. J’ai toujours eu tendance à m’arrêter au beau milieu car je me rendais compte de tous les kilomètres qu’il me restait à faire sans penser à ceux que j’avais déjà parcouru. Ce changement de perspective m’a permis de reprendre le contrôle et d’avancer (au sens littéral du terme pour le coup).

« Tout est une question de perception et de point de vue. »

J’ai récemment découvert la technique des « 10 minutes » basée sur la loi de mouvement de Newton. Je vous explique. La loi en question déclare qu’un objet, au repos, tend à le rester tandis qu’un objet en mouvement continue dans sa lancée. Tant qu’on ne le bouge pas, l’objet reste fixe. Mais il suffit qu’on exerce un peu de force, un petit coup de pouce pour qu’il se mette en mouvement. Et bien pour nous, c’est pareil. Pour se mettre en mouvement, se remotiver, retrouver de l’énergie, on a parfois besoin d’un petit coup de pouce. Et c’est là que j’ai trouvé la technique des 10 minutes. Pour l’appliquer, c’est simple, il suffit de prendre une tâche pour laquelle on manque de motivation et de travailler dessus pendant 10 minutes seulement. Quel est l’intérêt? Surmonter la résistance que l’on ressent avant de réaliser une tâche car, vous le savez, le plus dur c’est de s’y mettre. Une fois en mouvement, il est plus facile de continuer. A vrai dire, on s’arrête rarement aux 10 minutes, on se laisse porter et on continue. L’objectif de cette technique n’est donc pas de nous arrêter au bout de 10 minutes mais de nous donner l’élan de commencer. Se mettre en action, rester motivé, je crois que c’est une bonne base pour retrouver le moral, pas vous?

Prendre soin de soi.

Je pense que cette notion n’est nouvelle pour personne, mais pour retrouver le moral, son énergie, il faut prendre soin de soi. Il existe bien des façons pour cela, mais je pense que l’une des plus importantes est de savoir s’octroyer des moments de pause, de retour au calme. Faire une grasse matinée ou une petite sieste, ça n’a jamais fait de mal à personne, si? Il est important de se prendre des moments pour se reposer et se détendre. S’installer devant sa série préférée, prendre un bon bain, faire du sport, lire un bon livre, marcher dans la nature; votre corps en a besoin, tout autant que votre esprit. Cependant, nous avons tendance à penser que nous n’avons pas le temps, que nous avons trop de choses à faire dans la semaine pour faire une pause. N’hésitez donc pas à programmer une fois par semaine (ou plus) un moment pour vous détendre, faisant ainsi partie intégrante de votre emploi du temps.

Prendre soin de soi, c’est aussi savoir se faire plaisir. Croyez-moi pour ce volet là, j’ai plein d’idées. Je trouve ça très important le fait de se mettre en action pour se faire plaisir à soi. Nous avons trop souvent tendance à vouloir faire plaisir aux autres, jusqu’à s’oublier soi. Dans ces moments où le moral n’est pas au beau fixe, il est nécessaire de penser à soi, de se donner de l’importance. Rien ne sert d’attendre les attentions de votre entourage. Vous pouvez vous faire plaisir! Sincèrement, un rien peut redonner le sourire! Récemment, je me suis offert un massage, et j’ai adoré prendre ce temps pour moi, me faire ce cadeau. Je passais à l’action pour mon bien-être, car j’avais décidé d’aller mieux, par un simple geste comme celui-ci. Je reprends ici la maxime « on est jamais mieux servis que par soi-même », car elle prend tout son sens. Vous seul savez ce dont vous avez besoin à l’instant T pour aller mieux. Alors, pourquoi ne pas vous faire plaisir?

Prendre soin de soi ne signifie pas « moi d’abord » mais « moi aussi ».

Une autre façon de retrouver votre énergie est d’obtenir des petites victoires et de s’en féliciter. Le fait d’avoir des résultats vous motive. Lorsqu’on cumule des petits progrès, on a le sentiment d’avancer, on se sent mieux. Outre le fait d’adopter une pensée positive, fêter vos petites victoires vous permet de reprendre confiance en vous. Celles-ci peuvent être très variées! On se félicite d’avoir couru une heure le matin, on se félicite d’avoir fini une nouvelle formation, on se félicite d’avoir réussi une tâche difficile au boulot etc… Mettez vos actions en lumière et rappelez vous de vos accomplissements. La méthode que j’aime beaucoup est celle des « 3 moments positifs par jour » que j’utilise depuis quelques mois maintenant. L’idée est de, chaque soir, se remémorer 3 moments positifs de la journée. Cet exercice booste énormément et permet aussi de se rendre compte des choses importantes pour nous dans notre quotidien. Là aussi, ça peut être très hétérogène: « j’ai fait un super repas ce soir », « je me suis sentie belle aujourd’hui », « j’ai revu un ami de longue date ». Listez simplement les 3 choses qui vous ont donné le sourire dans votre journée et vous verrez, petit à petit, la différence sur votre moral.

Prendre soin de soi, c’est également prendre soin de son entourage. Certaines personnes ont l’art de savoir comment nous écouter, nous conseiller et sont ravies de pouvoir nous soutenir. Alors parfois, il suffit de se laisser accompagner, de partager nos soucis afin d’aller mieux. Il s’agit donc de vous demander, qui dans votre entourage est une véritable ressource pour vous, un véritable allié. Avec qui vous sentez-vous en confiance, soutenu? Vous saurez ainsi vers qui vous tourner quand vous en ressentirez le besoin mais aussi, vers qui vous n’irez pas. En effet, si vous n’êtes pas au meilleure de votre forme, que vous avez besoin de soutien, il est inutile de vous tourner vers des personnes qui ne sont pas prêtes à vous écouter. Vous perdrez plus d’énergie qu’autre chose. Il faut que vous vous sentiez à l’aise. Il faut donc s’éloigner des situations anxiogènes pour se tourner vers des échanges sains et bénéfiques pour vous.

Réinventer sa routine.

Pour retrouver le moral, il est parfois nécessaire de réinventer son quotidien. Faire une nouvelle activité, redorer son appartement, rencontrer de nouvelles personnes. L’idée ici est de créer de nouvelles habitudes pour rythmer notre quotidien. On peut tout à fait garder nos habitudes et rajouter de petites nouveautés, ou au contraire, tout bousculer. Pour ma part, j’ai opéré des changements dans mon quotidien sans m’en rendre compte. Je me suis remise à dessiner, à faire de la photographie. Exprimer sa créativité est un très bon moyen d’égayer son quotidien. Au-delà du plaisir, on ne voit presque pas le temps passer. Vous pouvez également vous lancer dans un projet qui vous tient à cœur. Si vous remettez constamment à plus tard un projet, faute de temps, c’est le moment idéal de le mettre en place! (c’est d’ailleurs après cette réflexion que j’ai lancé mon blog). Alors lancez-vous!

Pour finir: surprenez vous. Même les personnes pleines d’énergie, de motivation peuvent se retrouver dans l’inaction du fait de rester dans des tâches ennuyeuses et répétitives. Il est important de casser la monotonie avec des activités spontanées qui sortent de l’ordinaire. Essayez de créer un sentiment de surprise en vous. Ne pas prévoir la journée du lendemain, laisser décider un ami de vos activités du weekend, faire une recette totalement piochée au hasard. Vous avez l’embarras du choix alors créez, imaginez, pour sortir de cette routine que nous subissons depuis plus d’un an maintenant.

SOS Conseils: Pour retrouver le moral, chacun dispose de ses propres ressources, de ses propres solutions. Face à cette situation sanitaire actuelle plus qu’anxiogène, il est parfois difficile de se projeter, d’aller de l’avant et de rester positif. Cependant, nous avons tous appris quelque chose de cette crise, nous avons tous évolué, j’en suis sûre. On s’est posé plus de questions, on a compris l’importance d’être auprès de sa famille, de ses amis. Vous avez peut-être changé de travail, développé un nouveau projet. Le changement, l’incertitude font partie de la vie, nous nous en rendons bien compte aujourd’hui. Il faut donc s’adapter, continuer à se soutenir, à partager nos bonnes idées pour rester motivés, ensemble.

Et vous, quels sont vos remèdes pour retrouver le moral?

Sterenn

Les petits pas vers le développement de soi.

Depuis quelques semaines, je me suis rendue compte du chemin que j’ai parcouru. J’ai pris la décision de dire stop à une situation qui ne me convenait plus, j’ai entamé un travail sur moi-même. J’ai pris conscience que je devais prendre le contrôle de ma vie et faire moi-même les changements nécessaires pour qu’elle me corresponde. J’ai découvert des aspects de ma personnalité, j’ai appris de nouvelles choses qui me passionnent aujourd’hui, j’ai échangé avec de nombreuses personnes. En bref, j’ai avancé vers mon équilibre, mon épanouissement personnel. Dans cet article, je vous fais part des petits pas que j’ai pu faire pour m’approcher au plus près de qui je veux réellement être et devenir.

La curiosité bien placée.

Pour moi, l’une des choses essentielles pour mieux se comprendre et s’approcher de nos aspirations profondes, c’est d’être curieux. En effet, la curiosité bien placée a tendance à nous pousser, nous faire progresser car elle impulse souvent une action et amène au questionnement. Elle nous amène vers la nouveauté, nous pousse parfois hors de notre zone de confort. Ma curiosité m’a amenée à partir à l’étranger, à apprendre l’anglais, à découvrir de nouvelles disciplines.

« À l’origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité. Elle est une condition essentielle au progrès. »

Alexandra David-Néel

La curiosité nous invite à nous poser de vraies questions et à effectuer un travail de recherche pour en trouver les réponses. C’est comme ça que j’ai commencé. J’étais curieuse de me connaître réellement, ce qui a été la base de mon travail personnel. Tout démarre de la connaissance de soi, ses valeurs, ses envies, ses besoins. J’avais le désir de me connaître, ce désir de savoir; c’est ce qui m’a poussé vers cette introspection. C’était même un besoin afin d’avancer vers ce que je voulais devenir.

La curiosité, ça se cultive! J’ai toujours aimé lire et je m’y suis remise quand j’ai commencé mon introspection. J’ai cependant essayé de varier les sources d’informations, et c’est là que j’ai découvert les podcasts. Pour moi, c’était une très bonne manière de combler ma soif de curiosité. Des sujets très variés suscitaient mon intérêt. À chaque nouvelle écoute, j’apprenais de nouvelles choses qui m’aident encore aujourd’hui. Je suis obligée de citer GenerationXX ici qui est le podcast qui m’a le plus aidé dans mon travail personnel. J’y découvrais des profils atypiques, des parcours de vie, des personnalités riches rendant ces échanges très enrichissants. Vous l’aurez compris, la curiosité bien placée m’a amenée à découvrir de nouveaux horizons, d’autres manières de fonctionner, de penser, qui aujourd’hui m’ont énormément fait évoluer. Comme quoi, être curieux n’est pas un vilain défaut!

Aller vers autrui.

Longtemps, j’ai pensé que travailler sur moi signifiait travailler seule. Je vous annonce de suite que j’avais tort. L’un des pas les plus importants que j’ai pu faire était d’oser aller vers autrui. Oser l’échange, oser demander conseil, même demander de l’aide. Il y a des jours où le moral n’y est pas, et ce sont des moments que nous pouvons partager. Des baisses de motivations, le sentiment d’être nul, de ne pas y arriver, de ne pas savoir où aller, tout ça est normal. Mais rien ne vous oblige à vivre ce moment seul. En vous recroquevillant sur vous-même, il est fort probable que la situation s’aggrave. Et pour cause! Beaucoup de choses se passent dans notre tête et le fait de confronter cela avec notre entourage nous sort de nos pensées et nous redonne espoir. Etre bien entouré, partager, c’est l’une des clés pour aller de l’avant.

Aller vers autrui, c’est également découvrir de nouveaux profils, des vies atypiques. Il y a quelques semaines, j’ai entamé des enquêtes métiers et j’ai décidé d’écrire à de nombreux professionnels que je ne connaissais pas, pour les interviewer. J’étais complètement stressée à l’idée de téléphoner à des personnes que je n’avais jamais rencontrées. Mais je crois au dicton qu’on ne rencontre personne au hasard. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai rencontré plus de 20 professionnels, tous plus bienveillants les uns que les autres. J’ai pris confiance en moi et j’ai énormément appris via ces échanges. J’ai rencontré des personnes inspirantes qui m’ont permis de faire le bilan sur ce que je souhaite dans mon avenir professionnel ou non. J’ai aussi découvert de nouveaux traits de ma personnalité. Un pas de plus vers la connaissance de soi.

Les nombreux échanges que j’ai pu avoir ces dernières semaines, que ce soit avec des professionnels, des personnes de mon entourage, même avec certains d’entre vous m’ont aussi appris l’importance de la gratitude. Envers autrui, pour tout ce qu’ils m’ont apporté. Tous les conseils que j’ai pu recevoir, le soutien, ça n’a pas de prix. J’ai aussi compris l’importance d’avoir de la gratitude pour la vie, de ce qu’elle met sur ma route, le positif comme le négatif, qui me permet d’en apprendre chaque jour un peu plus, et de grandir.

Investir sur soi. 

Se découvrir passe par l’apprentissage. Sorti des bancs de l’école, rien ne vous empêche de développer vous mêmes vos connaissances, de vous donner les moyens en investissant sur votre propre personne. Vous avez le pouvoir, vous pouvez vous en donner les moyens. Prendre le temps d’apprendre est une réelle richesse pour soi. Pour ma part, j’ai décidé de changer de voie. Très vite, je me suis rendue compte que j’avais besoin d’acquérir de nouvelles connaissances pour me sentir à l’aise dans un nouveau domaine. J’ai décidé de me former en autodidacte via des moocs, des conférences, des ateliers en ligne. J’ai découvert les formations LinkedinLearning, et pendant des semaines, je me suis faite des plannings de formation. Il était temps de croire en moi, en mon futur et d’investir sur moi. Les contenus sont très accessibles pour se former, alors pourquoi ne pas tenter d’en apprendre encore plus sur vous? Qui sait, vous découvrirez peut-être un talent caché?

« Ne cesse jamais d’apprendre car la vie ne cesse jamais d’enseigner. »

Prendre le temps de me former, de tester, m’a aussi permis de renouer avec ma créativité. Dans mon ancien job, je n’avais pas de place pour mon côté créatif. Je faisais ce qu’on me disait, sans ajouter ma touche personnelle. En décidant de tester de nouvelles choses, j’ai compris combien ce trait de ma personnalité avait été oublié dans ma vie professionnelle. Je suis allée à des ateliers culinaires, j’ai testé la photographie, j’ai appris à coudre. Toutes ces choses m’ont permis de comprendre que la créativité m’était désormais indispensable dans mon futur job. Par la créativité, j’ai le sentiment de m’exprimer. Je pense d’ailleurs que c’est l’un des traits de personnalité qu’on a le plus tendance à oublier dans la vie professionnelle toute tracée.

Passer à l’action.

Le plus difficile, c’est souvent de savoir par où commencer. Vous avez déjà quelques pistes, mais le plus important reste de croire en vous, tout simplement. Stop aux croyances limitantes du style « je n’arriverais pas à me motiver », « je ne suis pas assez intelligent pour commencer une formation », « tout ce travail ne sert à rien ». Le pouvoir de la pensée est assez incroyable, et le fait de vous rappeler constamment que vous allez y arriver peut tout changer. Comme moi, vous vous êtes sûrement rendu compte qu’en partant défaitiste, le résultat était souvent à la hauteur de votre ressenti? Croyez en vous, ne laissez pas le jugement des autres ou des croyances vous barrer le chemin. N’oubliez pas, vous êtes le maître du jeu. C’est votre vie.

« Ce que l’on pense, on le devient. Ce que l’on ressent, on l’attire. Ce que l’on imagine, on le crée. »

Bouddha

Oui il faut y croire. Ensuite, il faut se mettre en action. Investir sur soi ou aller vers autrui sont des actions à prendre en compte. C’est l’idée de se mettre en mouvement pour aller vers son but. Parfois, il est nécessaire de se fixer des objectifs clairs pour savoir où l’on va. Pour ma part, en commençant, j’avais énormément de questions en tête. J’ai pris le temps de les noter, au fur et à mesure. Chaque semaine, l’objectif était de répondre à trois questions et de faire un bilan. Pour vous donner un exemple, je ne savais pas vraiment quelles étaient mes valeurs. Mon objectif était donc d’explorer, de rechercher et de me fixer mes propres valeurs, que je puisse comprendre ce qui était vraiment important pour moi. La semaine suivante, ma question était de savoir pourquoi je me sentais souvent illégitime. Je prenais donc une semaine pour comprendre d’où venait ce sentiment et comment je pouvais faire pour le surmonter.

Pour finir, je pense qu’il est nécessaire d’aborder un point primordial ici: la patience. Je me suis souvent sentie frustrée car j’avais le sentiment que je n’avançais pas, que rien ne se passait. Comme je le disais plus haut, ce sont des petits pas vers le développement de soi. Rien ne sert de s’y mettre corps et âme, de focaliser tout son temps sur soi. J’ai moi-même fait l’erreur de partir dans une quête de sens, jusqu’à ne penser qu’à ça. Mais c’est un long travail, et vous n’aurez pas toutes les réponses d’un coup. Il faut apprécier le chemin, apprécier les enseignements tout du long. C’est le chemin qui nourrit et je l’ai compris ces dernières semaines. J’ai ralenti, j’ai pris du temps pour d’autres choses et j’ai vu des changements. J’ai arrêté de me focaliser non-stop sur ce travail personnel et c’est comme ça que sont venues certaines réponses. Il faut rester ouvert, ne pas se centrer que sur soi. Votre environnement peut vous apporter plus que ce que vous croyez.

Et toi, quel petit pas vas-tu faire aujourd’hui?

Sterenn

Oser l’aventure ailleurs.

Cette semaine, j’ai décidé de me plonger dans mes souvenirs. Par nostalgie, car voyager me manque énormément, mais aussi pour vous faire part de mon expérience qui je pense, peut vous aider. Dans le cadre de mes études, je me suis envolée pour le Canada pendant quelques mois, puis 1 an aux Pays-Bas. Deux expériences qui m’ont beaucoup appris et qui m’ont permis de grandir. J’ai découvert des endroits magnifiques, j’ai rencontré des personnes uniques, j’ai vécu au contact de cultures différentes. Mais j’ai aussi fait face au doute, à la peur parfois. Dans cet article, j’ai décidé de vous parler de mes aventures; celles que j’ai vécues ailleurs. 

Prendre sa décision.

À la fin de mon DUT, je ne savais pas réellement où j’allais. En plein questionnement, je devais également trouver un stage de fin d’études. Ne trouvant rien d’intéressant, je suis allée à une réunion d’information pour partir en stage à l’étranger. En sortant de la salle, je savais ce que ma prochaine aventure allait être. Je voulais partir au Canada. Je voulais découvrir un autre endroit, une autre culture. Je cherchais de la nouveauté, j’aspirais à autre chose.

À ce moment de ma vie, j’avais le sentiment de m’ennuyer où j’étais, dans ce que je faisais. J’étais dans une monotonie, une routine, que j’avais du mal à supporter. J’avais besoin de changement, presque d’un bouleversement dans ma vie. Je voulais vivre une vraie expérience. La voie toute tracée qui m’attendait ne m’attirait pas. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de poursuivre mes études aux Pays-Bas quelques mois après la fin de mon stage.

« Un jour, on ne rêve plus que d’ailleurs. »

Georges Dor

En écrivant cet article, je me suis demandée si le fait d’être partie à l’étranger avait été difficile pour moi. À vrai dire, je n’ai jamais eu ce sentiment, sûrement lié au fait que je partais dans un cadre scolaire. Je savais ce que j’allais faire sur place, je savais qu’on m’attendait. Mais reprendre une vie ailleurs me stimulait plus que ne me faisait peur. Certes j’étais loin de ma famille, je n’avais pas mes amis avec moi, mes repères, mais j’avais une forme de liberté. J’aimais ce changement, j’aimais pouvoir tester quelque chose d’autre. J’aimais l’adrénaline qui découlait de cette décision. C’était MA décision, mon choix. Et par ce choix, je prenais le contrôle de ma vie.

Partir, pour se découvrir.

On dit que la vie est une expérience. En faisant le choix de partir, j’avais décidé de la vivre. Et c’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée à chaque destination. Je voulais tester, je voulais expérimenter. Je ne voulais pas être spectatrice de ce nouvel environnement, je voulais en faire partie. Petit à petit, j’apprenais les codes de mon nouveau chez-moi. Et c’est dans ce processus que je me suis rendue compte de ma capacité d’adaptation, qualité qui me sert encore beaucoup aujourd’hui.

J’ai aussi appris à être seule, à me débrouiller seule, et c’est une de mes compétences les plus précieuses aujourd’hui. Je n’avais personne sur qui me reposer, je devais apprendre par mes propres moyens. C’est comme ça que je suis devenue beaucoup plus indépendante et que j’ai pu prendre confiance en moi. Je me rendais compte que j’étais capable. Et c’est en me lançant dans cette aventure, en me mettant finalement en action, que j’ai pu gagner en confiance.

« C’est l’action qui précède la confiance en soi. Osez, prenez des risques. »

Partir m’a permis de me connaître davantage. Loin de mon environnement social, je découvrais ces nouveaux lieux avec mes propres yeux. J’avais fait le vide dans ma tête, je tenais à me faire mon propre avis, ma propre opinion. J’étais trop souvent influencée par l’avis de mon entourage, sur ce qui est bien pour moi ou non. En partant seule, je voulais vivre pour moi, et être maître de mon jugement. En faisant cet exercice, j’ai pu me rendre compte des choses importantes pour MOI.

« Voir la vie depuis une nouvelle perspective vous permettra d’élargir la vôtre. »

Ces aventures à l’étranger m’ont appris à profiter de l’instant présent. Avant ces expériences, je ne me rendais pas compte à quel point je vivais dans une forme d’urgence. Ces moments vécus au Canada, comme aux Pays-Bas, m’ont appris à lâcher le contrôle, profiter des petits moments, même les plus simples. C’est à mon retour que je me suis rendue compte de ce changement. En effet, je cherchais désormais à partager des moments de qualité avec mes proches, avec ma famille et je prenais le temps de réellement vivre ces moments.

Accepter les coups de mou, les doutes.

Si j’en garde un très bon souvenir, j’ai bien évidemment connu des coups de mou, des moments plus difficiles. Arrivée aux Pays-Bas, je n’avais pas d’appartement, et il était très difficile d’en trouver un. Le stress m’a complètement envahi au début de l’année scolaire, j’en venais presque à regretter mon choix d’être partie. Ca ne se passait pas comme je l’avais prévu, comme je l’avais voulu et j’avais beaucoup de mal à le vivre. Grâce à ma famille, j’ai trouvé quelques jours plus tard la perle rare, à quelques mètres de la plage. J’en tirais alors un vrai enseignement. Je devais accepter que les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et que je devais exploiter ces situations pour en tirer un maximum de positif. Rien ne sert de s’apitoyer sur son sort, chose que j’ai faite à plusieurs reprises.

Partir à l’étranger, c’était l’occasion pour moi d’améliorer mon anglais. J’avais un bon score TOEIC, des bases solides, mais la réalité était tout autre. En voyant le niveau de certains, j’ai complètement perdu mes moyens. J’en venais à douter de mes capacités, me demander comment j’avais pu être accepté dans cette école avec un si faible niveau. Vous me voyez venir. Un si faible niveau par rapport à quoi? J’ai vite relativisé et compris qu’il fallait que j’arrête de me comparer aux autres. Je n’étais pas la meilleure, certes, mais je faisais mon maximum et c’était largement suffisant. J’acceptais le fait que certains avaient un meilleur niveau et que la comparaison ne me mènerait à rien. J’ai lâché prise et j’ai appris, à leurs côtés.

Vivre loin de ses proches, c’est évidemment accepter de ressentir le manque. On a parfois besoin de les voir, de leur parler comme si nous n’étions jamais parti. Ce n’est pas toujours chose facile car, finalement, chacun poursuit son chemin. On manque des événements importants dans la vie des uns et des autres, il est impossible de revenir en France pour chaque occasion. C’est important de le savoir avant de partir, car ce n’est pas toujours facile à vivre. Il n’est pas rare de se sentir seule, d’avoir des coups de blues dus à cet éloignement. Mais il faut accepter nos sentiments, en parler, et savoir que ce n’est que passager.

L’importance des rencontres.

Si je devais choisir un mot pour résumer mes expériences à l’étranger, « rencontre » est celui qui me vient tout de suite. En allant étudier dans une école internationale, je rencontrais de nouvelles personnes chaque jour. Mexicains, américains, coréens, turcs, je découvrais des personnes, mais aussi des cultures, des modes de vie. On organisait d’ailleurs, chaque semaine, des soirées à thème pour découvrir un pays (et bien sûr ses plats traditionnels). Ces moments de réel partage restent inoubliables. Et pour moi, ce n’est qu’en sortant justement de ma routine en France que j’ai pu rencontrer de si belles personnes et vivre des moments forts. Je suis sortie de ma zone de confort, je suis allée vers les gens et on me l’a rendu de la plus belle des manières.

Je ne suis pas quelqu’un qui se confie facilement aux personnes que je viens de rencontrer. Par crainte, par pudeur, je n’osais que rarement parler de moi. Et c’est grâce à une rencontre, une amie grecque, que j’ai dépassé mon blocage. Au fil de notre échange, j’ai accepté de me livrer, alors que je l’avais rencontré quelques semaines plus tôt. C’était un réel pas en avant pour moi. J’allais davantage vers les autres, j’oubliais peu à peu les barrières que je me mettais auparavant et je vivais simplement l’échange. J’en garde de vifs souvenirs, car ces discussions à cœur ouvert, avec des personnes du monde entier, m’ont fait énormément réfléchir, grandir et évoluer.

SOS Conseils: Oser l’aventure à l’étranger, c’est faire le choix de suivre son propre chemin, vivre une expérience singulière. C’est choisir de s’ouvrir au monde, d’aller explorer et découvrir par soi-même un environnement différent du sien. C’est sortir de sa zone de confort. Une fois que tu te rends compte que tu arrives à t’en sortir, même hors de ta zone de confort, tu sentiras énormément de force, d’énergie. Cela t’aidera à relever les défis que la vie te lancera. Tu te rendras compte de la quantité de choses que tu es capable d’entreprendre. Tu prendras alors conscience de toutes les possibilités qui s’offrent à toi.

J’ai tenté l’aventure ailleurs. Et vous? 

Sterenn

Et si on vivait pour de bon?

Nous y voilà! Un mois que le blog existe, un mois que je vous partage mon odyssée. Comme annoncé au lancement, je souhaite, une fois par mois, changer de format et donner la parole à quelqu’un d’autre. C’est chose faite aujourd’hui. Ce mois-ci, j’ai eu la chance d’échanger avec Constance, créatrice du projet “Vivre pour de bon”, un tour de France culinaire. Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir notre échange juste en dessous!

Où en étais-tu professionnellement et personnellement avant de lancer ton projet? 

J’ai fini mes études en école d’ingénieur agro alimentaire à Lyon à l’été 2020. J’étais 3 ans en alternance dans un gros groupe alimentaire dans lequel je contribuais aux projets d’innovation et au développement des produits en fonction des tendances. J’adore la cuisine donc ce service me plaisait bien au départ. Seulement, après ces trois ans, j’avais l’impression d’avoir déjà fait le tour, j’en avais marre. Je sentais que je voulais autre chose, pourquoi pas créer mon propre concept, un restaurant peut-être?

En même temps, je sentais que j’avais besoin de faire un break, autant professionnel que personnel. Suite à une rupture, je me retrouvais face à moi même, face à tout ce temps libre. Je n’avais pas de pied à terre, j’aimais voyager, et c’est là qu’est venue l’idée du tour de France.

As-tu senti ce besoin de te lancer dans l’entreprenariat? C’était ta seule option à ce moment-là?

Oui, totalement. J’ai l’impression que notre génération, on a plus forcément cette envie de rester 20 ans dans la même boîte, gravir les échelons. On veut faire un métier qu’on aime et c’est finalement à notre âge qu’il faut se poser les bonnes questions, se demander ce qu’on veut, ce qu’on ne veut pas. On a encore le temps de se lancer dans de nouvelles choses, autant en profiter! Je savais que je voulais bosser pour moi, je n’étais plus épanouie dans le salariat.

« Tu n’as qu’une vie, profite-en et fais toi plaisir! »

Ma première expérience professionnelle était dans une grosse boîte, très hiérarchisée, où parfois, on avait un peu l’impression d’être des pions. Cette impression aussi qu’il faudrait presque 10 ans pour faire bouger les chose alors que je suis du genre à foncer sur les opportunités, j’y vais à fond! Être dans une grosse boîte ne me ressemblait pas. 

J’ai aussi eu une expérience dans une petite boîte. Ici, tu fais tout: salon du chocolat, vente, développement de produits et j’en passe. J’ai adoré être sur plusieurs tâches à la fois. En arrivant au boulot, tu sais que chaque journée sera différente. Et c’est dans cette entreprise que j’ai côtoyé un entrepreneur. Je me demande alors si l’entrepreneuriat pourrait être une bonne alternative pour moi. Entreprendre, travailler ma propre idée, être indépendante. Etre le maître du jeu. Oui c’est peut-être fournir 3 fois plus de travail pour monter son business, mais au final c’est la liberté. 

Comment as-tu vécu les débuts de « Vivre pour de bon »? 

Au début, c’est un sentiment super bizarre! La première semaine suivant ma démission, c’est un peu de stress, de peur aussi. Je suis là, face à mon ordinateur, et je me dis: « ok je fais quoi? ». Je vois mon entourage, tous bien casés dans leur CDI, alors que moi, j’avais justement refusé un CDI! Finalement, je savais ce que je voulais à cet instant T de ma vie. J’avais besoin d’un break. Me changer les idées, découvrir de nouvelles choses.. C’est donc en mixant ces besoins et ma passion pour la gastronomie que j’ai décidé de faire un tour de France culinaire et de partager mes découvertes, sous forme de vidéos. Une fois que l’idée est là, tu es tellement à fond, tu ne vois pas le temps passer! J’adorais le début du projet ou tu mets tout en place: créer un site internet, le logo, trouver les producteurs, les spécialités, organiser l’itinéraire… Je voulais simplement découvrir de bons produits, il n’y avait aucun gain financier dans ce tour de France pour moi.

Vivre pour de bon, c’est presque une philosophie. Découvrir des spécialités artisanales, montrer ces savoir-faire qu’on a tendance à oublier aujourd’hui à force de vouloir tout standardiser, tout industrialiser.  

Comment contactes-tu les producteurs? As-tu eu des refus?

Essentiellement sur internet, en tapant le nom des spécialités qui m’intéressent. Je voulais découvrir des recettes régionales, mais pas n’importe lesquelles. Pour l’Alsace par exemple, je ne voulais pas parler de la choucroute, je voulais mettre en valeur d’autres spécialités moins connues! Une fois les spécialités trouvées, je prenais contact avec les professionnels qui faisaient ça dans chaque région. C’est beaucoup sur les réseaux sociaux, internet ou par le woofing (travailler chez les producteurs en étant logés et nourris).

J’ai eu des refus, oui, mais pour les demandes de sponsorings seulement. Autrement, les gens étaient très ouverts : super accueil, super échanges, ils adoraient l’idée globale, surtout le fait que ce soit quelqu’un de ma génération qui porte ce projet.

Qu’est ce que t’ont apporté ces échanges?

Tu te rends compte du travail qu’il y a derrière les produits.  Notre génération actuelle, on ne serait pas tous capables de se débrouiller. On perd malheureusement beaucoup de ces connaissances de base au fil des générations. Et ces échanges m’ont justement montré combien il est important de revenir à l’essentiel.

J’apprends beaucoup aussi, je découvre plein de métiers différents. Un jour je vais traire pétrir le pain, et l’autre tenir une boutique. Tu découvres ce que tu aimes faire, ou non, au travers de ces expériences. Et je pense qu’il n’y a rien de mieux que d’expérimenter, d’essayer, pour savoir ce qui te plaît vraiment.

Echanger avec des passionnés, découvrir leur mode de vie, leur monde à eux, c’était très important pour moi. Tu as vraiment le sentiment d’être proche d’eux. Tu noues une vraie relation si tu prends le temps.

Création du projet en 2020. Où en est ton projet aujourd’hui? 

Au début, je me suis dit 48 jours de « kiff », une semaine environ chez chaque artisan. C’était 9 mois d’affaires dans mon sac. L’idée était d’utiliser tout ce que j’allais découvrir comme tremplin pour créer quelque chose d’autre, un restaurant, un site e-commerce. Grâce à mon tour de France, j’avais de nouvelles connaissances et de nouveaux contacts. Je commençais à me créer un vrai réseau de professionnels. J’ai commencé en 2020, avec l’Alsace, la Lorraine, Champagne Ardennes et j’avais prévu de faire la partie Ouest, notamment la Bretagne.

Mais les confinements m’ont un peu coupés dans ma lancée. J’ai dû retourner vivre en Alsace chez mes parents. A ce moment, grosse remise en question. Que faire? Repartir en tour de France? Avec ce confinement, les couvre-feux, je me demandais si je devais continuer le projet. Car finalement je ne gagnais pas d’argent, le projet n’était pas rentable à ce moment. Tu te rends compte que parfois, certaines choses ne dépendent pas de toi, il s’agit juste de l’accepter.

Mon ancienne entreprise m’a rappelé pour me proposer un CDD sur 3 jours par semaine. J’avoue qu’être sur plusieurs projets en même temps demande beaucoup d’organisation. C’est difficile d’avoir de l’énergie pour deux projets. Je sais que mon CDD n’est pas définitif, et un CDI n’est pas envisageable pour moi car je n’ai pas envie de donner toute mon énergie pour un projet qui n’est pas le mien, dans lequel je ne trouve pas de sens.

As-tu un conseil pour quelqu’un qui veut se lancer?

Avoir la niac. Croire en son idée et vouloir qu’elle aboutisse. Pour ma part, j’ai plein d’idées mais je les questionne toujours. Si l’une d’elle ne résonne pas totalement, je passe à la suivante. Et le jour où tu tiens vraiment la bonne, tu es tellement à fond que tu transpires ton idée. Et sincèrement, elle peut te tomber dessus n’importe quand, n’importe où!

Les gens te suivent car tu incarnes ton projet. S’entourer des bonnes personnes, se faire accompagner, oser en parler, même si on a peur. Confronter son idée aux autres permet d’avancer plus rapidement car ce sont ceux qui vont potentiellement acheter ton produit. Il faut savoir demander de l’aide, demander des avis, mais également s’écouter soi et se faire confiance.

Pour moi entreprendre, ça reste un caractère. Certains préfèrent la sécurité, la voie toute tracée, ce que je peux totalement comprendre. Il est important de garder à l’esprit que, faire des concessions, essuyer quelques échecs pour poursuivre un truc qui te plaît, n’est pas forcément mauvais. Ce ne sont que des étapes, parfois contraignantes certes, mais qui te permettront d’avancer.


Les coulisses de notre rencontre.

Cette interview avec Constance, c’était une grande première pour moi. Je suis sortie de ma zone de confort afin d’échanger avec une personne que je ne connaissais pas. Je cherchais un profil atypique, une personne qui a osé faire les choses différemment, en écoutant ses propres besoins, ses envies et ses passions.

J’avais découvert son univers, sa passion pour la gastronomie au travers de son blog, ses réseaux, sans vraiment connaître la personne qui se cache derrière. J’avais des appréhensions, forcément. Pour préparer mon entretien, j’avais fait une liste des questions que je voulais lui poser, en sachant que sur le moment, je n’aurais peut-être pas l’occasion de tout demander. Au final, je n’ai posé que deux questions préparées, le reste est venu très naturellement. Je me reconnaissais aussi beaucoup dans ses propos. En rédigeant l’article, je me suis aussi rendue compte que notre rencontre collait beaucoup avec le message que j’essaye de faire passer, celui de vivre sa propre vie, s’épanouir et suivre son chemin à soi. Vous venez ainsi de découvrir ma première rencontre singulière.

 

À la semaine prochaine,

Sterenn

Il est temps de vivre pour soi.

La semaine dernière, j’ai envoyé mon article à mon entourage pour une petite relecture avant de le publier. Un geste qui peut sembler anodin, je vous l’accorde. Cependant, j’avais envoyé le lien vers l’article avec le message suivant: “Tu penses que c’est trop long? Tu crois que c’est intéressant, que ça va plaire?”. En retour, j’ai eu cette réponse, qui m’a énormément fait réfléchir: “Tu dois faire les choses pour toi, parce-que cela te plaît à TOI.” J’ai donc décidé cette semaine de parler de cette problématique; celle de vouloir penser à tout le monde, avant de penser à soi.

Ne pas perdre de vue son propre plaisir.

Comme vous le savez, j’ai toujours accordé trop d’importance au regard des autres. Par manque de confiance, par habitude, je laissais mes désirs, mes choix, dans les mains d’autrui. Quand j’envoyais cet article pour une dernière vérification, j’attendais la validation. C’était une nouvelle rubrique, je n’étais pas sûre de moi, de mon contenu. En envoyant ce message à mon entourage, j’attendais qu’on me dise “bravo”, “c’est intéressant”, “je te remercie”. Avec ce retour, j’étais fière de moi. Sans, je ne l’étais plus du tout. Cependant, le travail fourni était le même. J’avais pris le temps d’écrire un article, de trouver un sujet et ma fierté, ma joie dépendait seulement de l’avis d’autrui. Il était temps de remettre les choses à leur place. Je dois être fière de moi, qu’importe les retours. Les retours positifs ne doivent ajouter qu’un bonus à mon état, mais ne doivent en aucun cas être un poids dans la balance de mes émotions, de mes ressentis vis-à-vis de moi-même. En attendant la validation d’autrui, je suis dans une relation de dépendance, et je ne suis finalement plus moi-même.

Lorsque vous dites « oui » aux autres, assurez-vous que vous ne dites pas « non » à vous-mêmes.

Paul Coelho

Je dois dire que pour les articles précédents, je ne me posais pas autant de questions. J’étais finalement sûre de moi, car je vous parlais de mon expérience. Dans l’article pour la revue, j’avais un travail de recherche, je cherchais à donner du contenu, à être impactante. Je m’éloignais ainsi de ma zone de confort, et je n’avais pas forcément confiance en mes mots. Et je me mettais plus de pression, car je voulais trop bien faire. Pour qui? et bien pour les autres. Ce travail me demandait du temps, mais en recevant ce message, je me suis mise sur pause. Si je commençais à me perdre dans ce cycle infernal de « faire pour les autres », je n’arriverai plus à trouver l’énergie, l’envie et surtout le plaisir de partager. C’est quand on commence à se perdre qu’il est important de se remémorer pourquoi on se lance dans des projets. Je me suis alors rappelée que, même si mon but est de partager mon expérience, mes conseils, ce blog est aussi un hobby, une façon pour moi de m’épanouir. Je retrouvais mon énergie, mon envie d’écrire et l’inspiration.

S’écouter soi.

S’écouter soi, c’est savoir écouter ses propres besoins, ses propres désirs. Cet exercice peut s’avérer compliqué, car nos croyances, la société, notre entourage entrent en jeu. On a alors du mal à déceler nos propres envies dans ce brouhaha d’informations. Je m’en suis rendue compte quand je faisais la liste de mes besoins, de mes envies pour ma prochaine expérience professionnelle. Toute cette liste était trop générale, trop vague. Elle l’était car je n’avais jamais réellement pris le temps de me poser ces questions, de m’écouter. J’écrivais sur le papier ce que j’entendais autour de moi, ce que je voyais sur les réseaux sociaux, ce qui semblait validé par la société. Passée quelques semaines, je n’avançais pas, je ne comprenais pas pourquoi je ne trouvais pas la direction à prendre. C’était tout simplement que je n’avais pas posé ce que je pensais et ressentais réellement. C’était sûrement le rêve de quelqu’un d’autre, mais ce n’était pas le mien. D’où l’importance de s’écouter. C’est reconnaître quand JE ressens du plaisir, de la joie. C’est reconnaître quand JE dois m’arrêter, prendre une pause. S’écouter, c’est se comprendre. Et ce n’est que comme cela que nous pouvons vivre notre vie, celle à laquelle nous aspirons.

« Descendre en soi avant de pouvoir s’élever.« 

S’écouter soi, c’est se donner de l’importance. Combien de fois donnons-nous plus d’importance à l’avis des autres? Que vont-ils penser? Que diront-ils? Là encore, c’est mettre notre vie dans les mains d’autrui. Faire un choix personnel ne peut pas être dicté par quelqu’un d’extérieur. Vous pouvez être très proches, certes, mais c’est bien vous le maître du jeu, de votre jeu. Décider en faisant abstraction du jugement, des avis, c’est s’affirmer, se faire confiance. Et puis vous savez sûrement autant que moi que nous ne pouvons contrôler la critique. On est critiqués quand on ose, on est critiqués quand on n’ose pas. Partons de cette constatation, et vivons comme nous l’entendons. Ecoute toi, fais-toi confiance, et fais ce que tu penses être le mieux pour toi.

Ne plus être dans l’attente de l’autre.

Inconsciemment, nombreuses de nos actions sont menées par le besoin de se faire aimer. Donner pour donner, sans rien attendre en retour, s’avère parfois très difficile. Je me suis retrouvée dans cette situation il n’y a pas très longtemps d’ailleurs. J’avais très envie de faire plaisir à quelqu’un, et je me pliais en quatre pour organiser une belle journée. Je m’imaginais la réaction très vive de sa part, et de la reconnaissance. Ce n’était pas le cas. Et j’étais, sans m’en rendre compte, clairement déçue. Sa réaction n’était pas à la hauteur de celle que j’attendais. Cette personne avait beau être ravie de cette journée, du cadeau, elle n’avait pas exactement réagi comme je le souhaitais, et je ressentais alors de la frustration. Depuis, ayant travaillé sur moi, j’ai analysé la situation. J’étais dans une forme d’attente. Mon bonheur dépendait de sa réaction. Je donnais beaucoup trop d’importance à cette donnée. J’avais donné mon énergie, mon temps, et j’attendais une reconnaissance trop importante de l’extérieur. Alors, qu’au final, qu’est ce qui m’empêchait d’être déjà fière de ce que j’avais fait, et de tout simplement donner. Juste faire ma part, faire de mon mieux, donner le meilleur. Et prendre conscience que chacun a une façon de réagir différente. J’ai compris que ce n’était pas sain d’être frustrée car une personne ne réagit pas exactement comme je le voulais, l’espérais. Sa réaction lui appartient. Je donne, je prends plaisir à donner, et le reste lui appartient. En agissant comme cela, sans être dans l’attente de l’autre quand nous faisons quelque chose, vous verrez totalement la différence, croyez-moi.

N’essaie pas d’être utile, essaie d’être toi: cela suffit et fait toute la différence.

Paul Coelho

SOS Conseils: Apprendre à se connaître est un travail qui prend du temps mais qui est nécessaire à notre épanouissement personnel. Plus tu te connais, plus tu seras capable de prendre les bonnes décisions pour toi. Si tu laisses tes décisions entre les mains de ton entourage, c’est donner le pouvoir à l’autre de vivre ta vie. N’oublie pas, tu es le seul maître à bord! Prends ton courage à deux mains, et vis pour toi. Oui, on doute. Oui, c’est dur parfois. Mais c’est ta vie, ton chemin, et seul toi connaît la destination.

Alors, es-tu prêt à vivre pour toi?

Sterenn

Parlons de multipotentialité.


Jeudi dernier, suite à la publication de mon article, j’ai eu la chance d’échanger avec plusieurs d’entre vous. Pour beaucoup, la quête du “métier passion” engendre de la frustration car, choisir cette voie, c’est tirer un trait sur toutes les autres.

Est-ce que, toi aussi, tu ressens un profond intérêt pour des sujets très variés, une soif d’apprendre constante? Est-ce que tu te reconnais également dans ce sentiment, pas très agréable, d’être moyen en tout? Si l’une de ces phrases résonne en toi, je te conseille d’aller découvrir le TED Talks d’Emilie Wapnick et de poursuivre cet article ensemble. Car peut-être que, toi aussi, tu es multipotentiel.

Multipotentiel, késako? 

Être multipotentiel, c’est être touche à tout. Le multipotentiel s’intéresse à différents sujets, très variés et ce, constamment. Cette importante curiosité s’accompagne généralement d’une grande créativité au quotidien. Pour ma part, c’est réellement ces deux points qui m’ont fait prendre conscience que je suis multipotentielle, ou “généraliste”. Mes compétences sont variées, je m’intéresse à beaucoup de choses mais, je ne suis pas forcément spécialisée. C’est finalement tout le contraire du spécialiste qui, lui, maîtrise un sujet sur le bout des doigts.

Comment créer une vie à son image?

Vous l’aurez compris, les travaux d’Emilie Wapnick m’ont permis de mieux comprendre mes blocages et surtout, de me rassurer. Je découvrais alors beaucoup de choses sur moi, sur mon fonctionnement. Si, au départ, je cherchais seulement à appliquer cet aspect de ma personnalité dans la sphère professionnelle, j’ai vite compris qu’être multipotentiel était un élément à considérer dans ma vie en général. En effet, l’épanouissement, le sentiment d’accomplissement ne se trouve pas uniquement dans un contexte professionnel. Il me fallait donc créer une VIE à mon image et pas simplement une carrière.

Pour les multipotentiels, on recense 3 éléments dont nous avons besoin pour être heureux et épanouis au quotidien: l’argent, le sens et la variété.

L’argent, au service de tes projets.

Oui, on commence par le sujet le plus compliqué à aborder, car empreint de beaucoup de croyances. Moi-même, j’ai eu des rapports compliqués avec l’argent, ayant souvent peur d’en manquer. C’est donc vraiment important de définir quel montant nous avons besoin pour vivre confortablement. On a tous tendance à dire « je veux plus », sans définir de combien nous avons réellement besoin. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais constamment ce sentiment de « ne pas avoir assez ». Multipotentiel ou non, il est important de définir ce montant dont nous avons besoin pour vivre sereinement. Mais pour les multipotentiels, il est parfois nécessaire de définir un montant plus élevé afin de vivre pleinement une vie sur plusieurs fronts, car l’argent, sera au service de nos multiples projets.

L’argent est un ingrédient essentiel d’une vie heureuse, mais pas le seul. Il faut le combiner avec les valeurs et les envies importantes pour nous. » John Armstrong

Trouve ce qui a du sens pour toi.

Ecrire mes articles a du sens pour MOI. J’ai le sentiment d’apporter des réponses, de rassurer, de me sentir utile. Ça me stimule, me remplit d’énergie. Je pense qu’il est important de ne pas faire les choses sans raisons mais de se demander pourquoi on les fait. C’est d’ailleurs cette réflexion qui a été l’élément déclencheur de ma démission en octobre dernier. Je ne savais plus réellement pourquoi je faisais ce job, ce qu’il m’apportait ou ce que moi-même j’apportais. Vous l’aurez compris, le multipotentiel a réellement besoin de trouver ce qui fait sens pour lui afin d’être épanoui dans sa vie.

“Comme pour l’argent, l’important ce n’est pas que tout ce que nous faisons réponde à notre sens profond, mais que globalement, nous ayons assez de sens dans notre vie pour sentir que nous avons un impact positif dans le monde.” Emilie Wapnick

Un peu, beaucoup de variété.

Par nature, les multipotentiels ont besoin de variété pour être heureux. Or, quand nous devons choisir une carrière, il est très rare qu’on tienne compte de ce besoin. Pour vous donner un exemple, tous les conseillers que j’ai pu rencontrer ont tenté de m’orienter vers un emploi précis, plutôt que de m’aider à créer une profession multifacettes.

Diverses études ont montré que les profils multipotentiels ou encore généralistes s’ennuient très rapidement lorsque ce besoin de variété n’est pas satisfait. Moi-même, avant de quitter mon job, j’ai senti que je n’avais plus ma place car l’ennui était trop présent.

Les défis du multipotentiel.

Au fur et à mesure de mes recherches, je me rends compte des nombreuses singularités qu’ont les multipotentiels. Je vous parle ici des défis que j’ai pu relever personnellement, qui sont bien spécifiques à ce profil atypique.

Trouver sa place au travail.

Trouver un emploi qui nous permet à la fois de continuer à explorer nos multiples intérêts et d’avoir une stabilité financière n’est pas simple. Comme vous avez pu le constater dans mon précédent article, je suis moi-même passée par là. Quel est le moyen de combiner mon besoin de variété avec un revenu confortable? Et bien, à vrai dire, plusieurs choix s’offrent à moi. Emilie a recensé 4 approches bien distinctes pour accepter sa multipotentialité et être épanouie dans sa carrière:

Pour ma part, après réflexion, l’approche « Group hug » est celle qui me conviendrait le mieux. J’ai besoin d’avoir un job polyvalent, où je peux avoir de nombreuses activités. J’ai besoin que mon job m’apporte une certaine sécurité financière, mais également la variété suffisante à mon épanouissement. Pour avoir essayé l’approche « Einstein », elle ne me convient pas du tout. Je faisais quasiment la même tâche, tous les jours, pour un revenu plus que confortable. Cependant, si mon besoin monétaire était comblé, celui de la variété ou même du sens ne l’était pas. Ce travail demandant beaucoup d’énergie, je ne pouvais combler les autres besoins dans mon temps libre.

“Je n’oserais pas dire à mes lecteurs multipotentiels de choisir un seul modèle ! Mélangez et assortissez les quatre approches comme cela vous plait.”

Etre efficace sur plusieurs fronts.

Quand on est multipotentiels, il est difficile d’avancer sur tous nos projets en étant efficace. Parfois, les journées semblent même être trop courtes pour explorer tout ce qu’on souhaiterait. Voilà pourquoi c’est un défi important. Etre capable de choisir sur quoi se focaliser car nous avons tendance à vouloir TOUT faire. Il est donc important de prioriser pour être plus efficace. Vous le savez maintenant que j’adore faire des to-do lists, mais prioriser ce que je faisais dans une journée était plus compliqué (bon j’avoue que ma séance de sport, je la plaçais souvent en dernier). J’essayais donc de structurer mon emploi du temps au maximum pour que je puisse m’adonner à plusieurs activités.

Cependant, certains jours, j’étais exténuée. Je sentais clairement que j‘étais submergée et que je ne trouvais presque plus de plaisir car j’avais trop de projets en même temps. Il est donc très important de se fixer des limites, d’être capable de s’arrêter. Il est tout aussi important de savoir quand passer à l’action que de savoir quand ralentir.

Reconnaître sa juste valeur.

Quand j’ai vu pour la première fois le TED Talks, je me suis sentie comprise. Je n’étais plus seule à fonctionner comme je le fais et je comprenais ainsi qu’être généraliste pouvait être une force. Cependant, avant de relativiser, il était difficile de reconnaitre ma vraie valeur, surtout sur le marché du travail. Je culpabilisais de ne pas trouver de job qui me plaise, j’avais peur de changer de voie car je n’étais pas à l’aise avec la sensation d’être à nouveau une débutante. Si les spécialistes sont reconnus dans leur domaine car il le maîtrise parfaitement, le généraliste se sent finalement très moyen, voire pas à sa place.

“L’une des croyances la plus commune chez les multipotentiels c’est que nous ne pouvons pas nous mesurer aux spécialistes qui travaillent dans le même domaine depuis des décennies.”

Aujourd’hui, je peux essayer de vous donner quelques clés pour ne plus se laisser submerger par ces sentiments, et nous redonner ainsi notre vraie valeur:

  • Être efficace importe plus qu’être le meilleur. Tant que le travail est bien fait, que tu es fier de ce que tu as fait, que tu es fier de toi, pourquoi avoir besoin d’être le meilleur? Ce n’est qu’une pression supplémentaire inutile.
  • C’est impossible d’être vraiment LE meilleur. Même en se dédiant entièrement à une seule discipline. Vouloir être le meilleur, ce n’est pas un peu comme vouloir être parfait? Personne ne l’est, personne ne le sera.
  • Il faut apprendre à expliquer en quoi nos différentes expériences peuvent servir à cette entreprise, pour ce poste. En quoi nous pouvons leur apporter de la valeur. Si notre parcours n’est pas linéaire, postuler pour un poste peut s’avérer stressant. Moi-même je n’osais pas car j’avais peur qu’on me juge sur mon parcours. Et bien sachez que ce parcours est une force. Grâce à lui, tu es unique et tu peux apporter quelque chose de différent. A toi de bien déceler les « plus » de ton parcours et ose te mettre en valeur!

Pour finir, je vous invite vraiment à regarder le TED talks d’Emilie Wapnick, mais également son site. Les articles sont très riches et vous découvrirez de nombreux exercices très utiles. Pour ceux qui sont comme moi, cela va vous faire un bien fou de se sentir compris, moins à l’écart. D’arrêter de douter de vous, d’avoir l’impression de ne rien maîtriser, d’avoir le sentiment de ne pas avancer. Emilie nous pousse à voir la multipotentialité comme une force, alors utilisons-là!

Et pour ceux qui ne se sentent pas multipotentiels, c’est tout à fait normal. Notre monde a besoin de spécialistes et de multipotentiels. N’oubliez pas: chacun est différent. Alors pourquoi lire cet article? Pour se rendre compte que tout le monde ne fonctionne pas de la même manière, de comprendre vos proches qui sont dans ces questionnements là et les aider dans leurs choix, les accompagner.

Et toi, quelle est ta force?

Sterenn

« Et toi, tu fais quoi dans la vie? »

Comme pour beaucoup, 2020 a été difficile pour moi. Cette période m’a fait réfléchir à ma situation professionnelle, beaucoup trop d’ailleurs. J’en étais venue à la conclusion que mon job ne me correspondait plus, que je devais en changer. Plus facile à dire qu’à faire! Je m’obstinais à vouloir évoluer dans le même secteur, je m’entêtais à rester à mon poste, pensant alors que ma réflexion n’était que passagère. Octobre, c’est le burnout. La boule au ventre avant d’aller au travail, le moral au plus bas. C’est le signal d’alarme, mon corps me dit stop. Je décide donc de démissionner d’un poste en CDI en pleine pandémie, n’ayant aucun plan de secours. Dans cet article, je vous confie les difficultés que j’ai pu rencontrer durant cette période, celle où l’on doute de sa propre valeur, où l’on se demande qui on est réellement.

Assumer son choix.

Admettre que j’étais sans emploi et surtout que je n’avais pas la moindre idée de ce vers quoi j’allais a été très compliqué. Inconsciemment, j’évitais les retrouvailles entre amis, les repas de famille car oui, j’avais honte. Peur aussi. J’avais alors des sentiments très contradictoires. Je savais que j’avais bien fait de démissionner. Cependant, je ne me sentais pas heureuse pour autant car j’avais peur d’avoir déçu mon entourage.

Vient alors mon premier rendez-vous avec l’Apec, pour m’aider dans mon projet de reconversion. Face aux conseillères, j’expliquais les raisons de ma démission et mon besoin de changer de voie. Lors de cet entretien, je me suis jurée de ne pas avoir peur du jugement, simplement rester vraie et honnête.

« Tu as eu beaucoup de courage, tu as pris la bonne décision ». Debout, face à moi, la conseillère venait de faire taire la petite voix dans ma tête qui avait la fâcheuse tendance à me rabaisser. Enfin, j’étais fière d’avoir écouté mon corps qui souffrait, d’avoir suivi mon instinct, mais aussi mon cœur. Suite à cet entretien, je me rendais compte que je pouvais ressortir grandie de cette expérience qu’est le chômage. Que je pouvais utiliser ce temps à bon escient et en sortir grandie. Je devais accepter mon choix et changer la linguistique. Ne plus y voir un échec mais une expérience de vie. Ne plus subir le chômage mais l’utiliser comme une opportunité.

Se connaître.

Sans perspective d’emploi, l’idée était de pouvoir répondre à la question « qu’est-ce que tu aimes faire? » afin d’entamer ma reconversion professionnelle. J’enchainais les tests de personnalité, de motivation, afin de mieux me connaître. Pour tout vous dire, je cherchais désespérément MA passion et le métier en lien direct avec celle-ci. C’était ÇA ma vision du job idéal. Je m’entêtais donc à trouver cette passion, cette activité qui me fait vibrer, où je ne vois pas le temps passer, celle qui pourrait me donner le sourire en allant travailler, pour finalement ne plus avoir le sentiment de subir le travail mais de l’apprécier.

Le flou total. J’écoutais des podcasts d’entrepreneuses, lisais des livres en tout genre, appliquais à la lettre les méthodes pour déceler une passion. Rien. Je n’arrivais pas à mettre de mot en valeur, ni à définir une activité qui me parlait plus qu’une autre. J’en venais même à me demander ce qui clochait chez moi pour éprouver autant de difficultés face à une question si simple. Je voyais l’image du « métier passion » s’éloigner de moi alors que je restais à quai, sans bouger.

Au fil de mon introspection, je me rendais compte que je me mettais beaucoup trop la pression. Je passais des heures à noter les activités que j’aime faire, sans trouver celle qui me passionne. Et c’est là que je me suis rendue compte que, finalement, ce qui me passionne, c’est de faire TOUTES ces choses! Lire un bon livre. Apprendre une nouvelle recette. Partir en randonnée le weekend. Photographier. Créer du contenu. Organiser un pique-nique entre amis. Parler anglais.

Aujourd’hui, je sais. Je ne suis pas passionnée par un seul sujet, mais je me prends de passion pour la vie. Apprendre un peu plus chaque jour. Découvrir un nouvel endroit. Tester une nouvelle activité. Et je sais qu’une vie entière à faire la même chose, une seule chose, ne me conviendrait pas. Voilà donc pourquoi il m’était si difficile de choisir mon métier. Je lâchais donc cette pression que je m’infligeais dans la quête du « métier passion ».

Blog Au Singulier. Etre multipotentiel.

Ne plus cocher de case.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». L’une des questions les plus entendues lors de nouvelles rencontres. Une question qui peut sembler anodine, et pourtant.

Outre le sentiment premier de honte d’être au chômage, car oui, c’est toujours une situation mal vue en France, elle me donnait le sentiment qu‘on allait me juger dès que j’aurai donné ma réponse. « Je suis vendeuse ». « Je suis avocate ». En répondant, notre interlocuteur nous place, consciemment ou non, dans une case. Et si je ne travaille pas, comment répondre à cette question? Quelle case suis-je censée cocher? Je suis d’ailleurs tombée sur la BD d’Activaction qui représente tout à fait cette situation.

« Je suis vendeuse ». « Je suis avocate ». Du verbe « faire », nous passons au verbe « être ». Le métier devient notre identité alors que non, ce ne doit pas être le cas. Je ne suis pas vendeuse mais je vends. Je ne suis pas avocate mais je plaide, je défends. Le travail n’est qu’une composante de notre vie et ne définit pas qui nous sommes.

Et si tout simplement, nous demandions à l’autre ce qu’il aime dans la vie, ce qui l’inspire, ce qui le fait sourire, le rend heureux? Dans cet échange, il est tout à fait possible de dire qu’on aime son travail (et je le souhaite à tous d’ailleurs!). Ainsi, poser la question de cette manière permet de donner le pouvoir à l’autre de se dévoiler, d’exprimer ce qui l’anime, le tout sans jugement. Chacun est différent, chacun a une relation différente à son métier.

SOS Conseils: Avoir un métier qui te passionne, avoir plusieurs jobs, avoir une activité partielle, tout est possible, tout est OK. Avoir peur d’être en CDI, de choisir un seul métier, de se tromper, ça l’est tout autant. Si tu es en accord avec ce pourquoi tu fais ce métier, c’est tout ce qui importe. Bon nombre d’entre nous vivons dans la peur du jugement et la recherche de la validation d’autrui. Il est important de se détacher de ce poids, pour pouvoir vivre plus librement. Tu n’es pas seulement ton métier, tu es beaucoup plus que ça. Tu es toi. Ta personnalité, tes qualités comme tes défauts, ton histoire, ta singularité. Ne te sens pas coincé dans ce rôle qu’est ton métier. Au fond de toi, tu sais ce que tu vaux, tu sais qui tu es vraiment.

Et toi, qu’est ce qui te rend heureux?

Belle journée,

Sterenn