Partir un mois en mission solidaire.

Pour inaugurer la nouvelle rubrique de mon blog, quoi de mieux que de commencer par ma prochaine aventure: partir un mois en mission solidaire. Ici, j’avais envie de vous parler de mes expériences, de mes voyages, comme il se doit. Dans cet article, j’ai voulu vous parler de mes questionnements avant de me lancer et partir un mois, loin de chez moi. Cet article vous aidera sûrement si vous êtes face aux mêmes doutes, à la même envie de partir découvrir le monde et d’aider, à votre manière.

Le bon moment.

Depuis quelques années, je dirais depuis le lycée, j’avais toujours dans un coin de ma tête l’idée qu’un jour je partirai, avec une amie, faire une mission solidaire à l’étranger. J’ai commencé à m’y intéresser plus en détail en licence, à trouver des associations, à déterminer combien de jours je souhaitais partir avec mon amie. Nous n’arrivions pas vraiment à nous mettre d’accord sur les dates, sur la mission. Je comprenais que le plan tombait à l’eau et que ce n’était pas pour cette fois. Mon chemin continue, je termine mes études, je débute dans la vie active, j’arrive en octobre 2020 où je sature de mon job, que je décide de quitter. Début 2021, je me retrouve face à moi-même, avec cette volonté de trouver ce qui me fait vraiment vibrer, le job qui pourrait mieux me correspondre. C’est là que je décide de m’intéresser au milieu associatif, de me porter bénévole pour une association en les aidant sur la communication. L’association en question propose à des volontaires de partir en mission dans différents pays, pour aider les populations sur place. Coup du destin sûrement, je découvre les bénévoles, leur travail et je tombe sur une mission dans une école primaire en Tanzanie.

« Respecte le rythme de la vie, chaque chose arrive au bon moment. »

J’ai le coup de cœur, je sens que c’est ça, que je dois y aller. J’en parle à mon amie avec qui je voulais partir et là, elle ne peut pas se permettre de partir 4 semaines, de poser des congés. C’est alors que je me rends compte que cette mission, je dois la faire seule. C’est le déclic. Il est temps de partir seule et me décider à faire cette mission pour moi.

Quand j’ai écrit cet article, je suis tombée sur cette citation « open to new opportunities » et c’est exactement le sentiment qui me vient, à ce moment-là. J’étais dans une phase de ma vie où j’étais complètement ouverte à de nouvelles choses, de nouvelles opportunités et c’est bien à cet instant que la vie m’a mise sur le chemin de cette mission solidaire. Oui, tout semblait me pousser dans cette direction. Alors, j’ai décidé d’y aller, de me lancer dans cette nouvelle aventure.

À l’étranger?

C’est vrai que j’ai toujours été attiré par les missions solidaires à l’étranger, d’aider des populations beaucoup plus lointaines alors que finalement, je peux aider ici, en France. Dans des associations, de moi-même, j’avais des possibilités d’aider à mon échelle, dans ma ville. Mais quelque-chose m’attire ailleurs. Le changement d’environnement peut-être, la découverte d’un nouvel endroit, l’excitation de sortir de la routine aussi. J’avais l’impression d’être plus utile dans un autre pays à vrai dire. J’avais aussi besoin d’être confronté à une autre culture que la mienne.

Finalement je voulais que cette expérience soit enrichissante, que j’apprenne de nouvelles choses, de nouvelles façons de voir la vie, de nouvelles coutumes. Oui, je crois que c’est cet ensemble de choses qui me poussait à vouloir partir en mission solidaire à l’étranger. Et puis finalement, qu’est-ce qui m’empêche de faire les deux?

Les doutes.

Je ne vous le cache pas, j’ai douté. Partir en Tanzanie, c’est forcément un coût. J’avais pas mal de dépenses que j’avais prévu comme le visa ou l’avion mais des dépenses comme les médicaments, les vaccins, je n’avais pas forcément pensé à tout. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus fait paniquer ces derniers jours, la peur de manquer d’argent. C’est vraiment difficile à gérer parfois, j’essaye de relativiser mais j’ai depuis très longtemps cette croyance ancrée vis-à-vis de l’argent. J’y travaille mais ce n’est pas facile tous les jours.

« Un voyage est la seule chose qui s’achète et vous rend plus riche. »

Je me dis surtout que c’est mon choix de partir, que je vais retirer énormément de choses de ce voyage et que pour moi, une part importante de mon épargne part dans les voyages car c’est une vraie passion. Je sais donc pourquoi je pars, je sais que je vais recevoir une autre forme de richesse beaucoup plus personnelle et précieuse. Et je sais aussi mes intentions professionnelles après ce voyage. Ces dernières semaines ont donc été un travail de lâcher-prise, d’acceptation et de gratitude. J’ai la chance de faire cette mission solidaire à 24 ans, mon corps me permet de le faire, mon entourage me soutient, je sais que c’est la bonne décision, alors j’essaye un maximum de mettre mon cerveau en pause pour apprécier tout ce qui m’arrive et va m’arriver.

La volonté d’être utile.

Dans le paragraphe précédent, je vous disais que je savais pourquoi je partais. Quand je me suis posée cette question pour la première fois, sincèrement je n’ai pas hésité: je voulais aider, être utile. Je voulais apporter aux enfants, un maximum. J’ai voulu créer une cagnotte pour pouvoir leur ramener des fournitures scolaires et je dois dire que j’étais assez fière de moi d’avoir osé le partager sur les réseaux, d’élever ma voix pour demander de l’aide. Je m’envole donc avec une valise bien remplie pour les enfants.

Revenons à cette notion d’utilité. Quand je parle de mes attentes professionnelles, personnelles, ce mot revient souvent. J’ai vraiment ce besoin d’apporter à l’autre, de l’aider, de créer vraiment un lien, une relation. Car je sais évidemment que les enfants, les femmes et les hommes sur place vont énormément m’apporter. Partager, rencontrer, découvrir, évoluer finalement. Oui c’était pour ça que je voulais partir. Et je crois qu’une fois qu’on sait qu’on part pour les bonnes raisons, des petits signaux nous apparaissent: c’est le bon moment.

Se dire qu’on veut être utile, mais se demander comment? Oui je suis évidemment passée par là. Souvent face au syndrome de l’imposteur, je doute régulièrement de mes capacités, de mes qualités, de ce que je peux finalement apporter aux autres. Et je trouve que cette expérience aide énormément sur le sujet là. On se rend très vite compte du potentiel qu’on a finalement tous au fond de nous. En parlant des missions, je me suis rendue compte que oui, j’étais capable de beaucoup de choses diverses, et que je pouvais aider sur plusieurs domaines. La confiance personnelle remontait d’un coup! De toute petites choses qui vous paraissent faciles, futiles même, peuvent s’avérer super importantes sur place et je pense sincèrement qu’on se rend compte de nos atouts, de notre valeur. C’est vrai que les études tendent à nous enfermer dans des cases mais qu’importe. Nous sommes capables de beaucoup de choses. Il suffit juste de rester ouvert aux différentes opportunités. Et qui sait, vous découvrirez peut-être une passion, un don ou le métier de vos rêves?

En pratique.

Pour ma part, j’avais la chance de connaître l’association de « l’intérieur », je savais donc comment ils travaillaient, ce qui m’a beaucoup rassuré. En effet, je trouve que c’est parfois difficile de choisir un organisme, oser se lancer, sans connaître. J’ai donc sauté le pas, bien entourée. Si je peux vous donner un conseil c’est vraiment de prendre contact, envoyer des mails, appeler, s’entretenir avec des personnes de l’asso pour instaurer un climat de confiance. Ils sont là pour vous accompagner alors n’hésitez pas à poser vos questions, rencontrer même des bénévoles ou des anciens volontaires!

Je vous conseille également en cette période de bien vous renseigner sur les conditions sanitaires du pays d’accueil. Très changeant, certains pays retrouvent les couvre-feux, les quarantaines etc. Référez-vous aux sites officiels, aux ambassades, vous trouverez toutes les infos!

Avant votre départ, je trouve qu’il est important de s’informer un minimum sur le pays. En effet, il y a des fois des règles à respecter, des normes différentes de chez nous à connaître surtout si vous logez comme moi, chez l’habitant. Faire des petites recherches vous permettra aussi d’en apprendre plus sur l’histoire du pays, la culture, pour pourquoi pas instaurer le dialogue sur place et montrer votre intérêt auprès des habitants.

Dernier point important: n’ayez pas peur de partir seul(e). Pour le coup, j’étais la première à hésiter. Si vous voulez partir, faites-le. N’attendez sur personne car c’est votre mission, votre aventure, votre vie aussi. Et puis si ça peut vous rassurer, sur place, vous rencontrerez de nombreuses personnes. Alors si vous avez cette envie au fond de vous, je ne peux que vous encourager à vous lancer!

« Life is a journey. Make the best of it. »

À très bientôt pour la suite de cette aventure,

Sterenn

Oser l’aventure ailleurs.

Cette semaine, j’ai décidé de me plonger dans mes souvenirs. Par nostalgie, car voyager me manque énormément, mais aussi pour vous faire part de mon expérience qui je pense, peut vous aider. Dans le cadre de mes études, je me suis envolée pour le Canada pendant quelques mois, puis 1 an aux Pays-Bas. Deux expériences qui m’ont beaucoup appris et qui m’ont permis de grandir. J’ai découvert des endroits magnifiques, j’ai rencontré des personnes uniques, j’ai vécu au contact de cultures différentes. Mais j’ai aussi fait face au doute, à la peur parfois. Dans cet article, j’ai décidé de vous parler de mes aventures; celles que j’ai vécues ailleurs. 

Prendre sa décision.

À la fin de mon DUT, je ne savais pas réellement où j’allais. En plein questionnement, je devais également trouver un stage de fin d’études. Ne trouvant rien d’intéressant, je suis allée à une réunion d’information pour partir en stage à l’étranger. En sortant de la salle, je savais ce que ma prochaine aventure allait être. Je voulais partir au Canada. Je voulais découvrir un autre endroit, une autre culture. Je cherchais de la nouveauté, j’aspirais à autre chose.

À ce moment de ma vie, j’avais le sentiment de m’ennuyer où j’étais, dans ce que je faisais. J’étais dans une monotonie, une routine, que j’avais du mal à supporter. J’avais besoin de changement, presque d’un bouleversement dans ma vie. Je voulais vivre une vraie expérience. La voie toute tracée qui m’attendait ne m’attirait pas. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de poursuivre mes études aux Pays-Bas quelques mois après la fin de mon stage.

« Un jour, on ne rêve plus que d’ailleurs. »

Georges Dor

En écrivant cet article, je me suis demandée si le fait d’être partie à l’étranger avait été difficile pour moi. À vrai dire, je n’ai jamais eu ce sentiment, sûrement lié au fait que je partais dans un cadre scolaire. Je savais ce que j’allais faire sur place, je savais qu’on m’attendait. Mais reprendre une vie ailleurs me stimulait plus que ne me faisait peur. Certes j’étais loin de ma famille, je n’avais pas mes amis avec moi, mes repères, mais j’avais une forme de liberté. J’aimais ce changement, j’aimais pouvoir tester quelque chose d’autre. J’aimais l’adrénaline qui découlait de cette décision. C’était MA décision, mon choix. Et par ce choix, je prenais le contrôle de ma vie.

Partir, pour se découvrir.

On dit que la vie est une expérience. En faisant le choix de partir, j’avais décidé de la vivre. Et c’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée à chaque destination. Je voulais tester, je voulais expérimenter. Je ne voulais pas être spectatrice de ce nouvel environnement, je voulais en faire partie. Petit à petit, j’apprenais les codes de mon nouveau chez-moi. Et c’est dans ce processus que je me suis rendue compte de ma capacité d’adaptation, qualité qui me sert encore beaucoup aujourd’hui.

J’ai aussi appris à être seule, à me débrouiller seule, et c’est une de mes compétences les plus précieuses aujourd’hui. Je n’avais personne sur qui me reposer, je devais apprendre par mes propres moyens. C’est comme ça que je suis devenue beaucoup plus indépendante et que j’ai pu prendre confiance en moi. Je me rendais compte que j’étais capable. Et c’est en me lançant dans cette aventure, en me mettant finalement en action, que j’ai pu gagner en confiance.

« C’est l’action qui précède la confiance en soi. Osez, prenez des risques. »

Partir m’a permis de me connaître davantage. Loin de mon environnement social, je découvrais ces nouveaux lieux avec mes propres yeux. J’avais fait le vide dans ma tête, je tenais à me faire mon propre avis, ma propre opinion. J’étais trop souvent influencée par l’avis de mon entourage, sur ce qui est bien pour moi ou non. En partant seule, je voulais vivre pour moi, et être maître de mon jugement. En faisant cet exercice, j’ai pu me rendre compte des choses importantes pour MOI.

« Voir la vie depuis une nouvelle perspective vous permettra d’élargir la vôtre. »

Ces aventures à l’étranger m’ont appris à profiter de l’instant présent. Avant ces expériences, je ne me rendais pas compte à quel point je vivais dans une forme d’urgence. Ces moments vécus au Canada, comme aux Pays-Bas, m’ont appris à lâcher le contrôle, profiter des petits moments, même les plus simples. C’est à mon retour que je me suis rendue compte de ce changement. En effet, je cherchais désormais à partager des moments de qualité avec mes proches, avec ma famille et je prenais le temps de réellement vivre ces moments.

Accepter les coups de mou, les doutes.

Si j’en garde un très bon souvenir, j’ai bien évidemment connu des coups de mou, des moments plus difficiles. Arrivée aux Pays-Bas, je n’avais pas d’appartement, et il était très difficile d’en trouver un. Le stress m’a complètement envahi au début de l’année scolaire, j’en venais presque à regretter mon choix d’être partie. Ca ne se passait pas comme je l’avais prévu, comme je l’avais voulu et j’avais beaucoup de mal à le vivre. Grâce à ma famille, j’ai trouvé quelques jours plus tard la perle rare, à quelques mètres de la plage. J’en tirais alors un vrai enseignement. Je devais accepter que les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et que je devais exploiter ces situations pour en tirer un maximum de positif. Rien ne sert de s’apitoyer sur son sort, chose que j’ai faite à plusieurs reprises.

Partir à l’étranger, c’était l’occasion pour moi d’améliorer mon anglais. J’avais un bon score TOEIC, des bases solides, mais la réalité était tout autre. En voyant le niveau de certains, j’ai complètement perdu mes moyens. J’en venais à douter de mes capacités, me demander comment j’avais pu être accepté dans cette école avec un si faible niveau. Vous me voyez venir. Un si faible niveau par rapport à quoi? J’ai vite relativisé et compris qu’il fallait que j’arrête de me comparer aux autres. Je n’étais pas la meilleure, certes, mais je faisais mon maximum et c’était largement suffisant. J’acceptais le fait que certains avaient un meilleur niveau et que la comparaison ne me mènerait à rien. J’ai lâché prise et j’ai appris, à leurs côtés.

Vivre loin de ses proches, c’est évidemment accepter de ressentir le manque. On a parfois besoin de les voir, de leur parler comme si nous n’étions jamais parti. Ce n’est pas toujours chose facile car, finalement, chacun poursuit son chemin. On manque des événements importants dans la vie des uns et des autres, il est impossible de revenir en France pour chaque occasion. C’est important de le savoir avant de partir, car ce n’est pas toujours facile à vivre. Il n’est pas rare de se sentir seule, d’avoir des coups de blues dus à cet éloignement. Mais il faut accepter nos sentiments, en parler, et savoir que ce n’est que passager.

L’importance des rencontres.

Si je devais choisir un mot pour résumer mes expériences à l’étranger, « rencontre » est celui qui me vient tout de suite. En allant étudier dans une école internationale, je rencontrais de nouvelles personnes chaque jour. Mexicains, américains, coréens, turcs, je découvrais des personnes, mais aussi des cultures, des modes de vie. On organisait d’ailleurs, chaque semaine, des soirées à thème pour découvrir un pays (et bien sûr ses plats traditionnels). Ces moments de réel partage restent inoubliables. Et pour moi, ce n’est qu’en sortant justement de ma routine en France que j’ai pu rencontrer de si belles personnes et vivre des moments forts. Je suis sortie de ma zone de confort, je suis allée vers les gens et on me l’a rendu de la plus belle des manières.

Je ne suis pas quelqu’un qui se confie facilement aux personnes que je viens de rencontrer. Par crainte, par pudeur, je n’osais que rarement parler de moi. Et c’est grâce à une rencontre, une amie grecque, que j’ai dépassé mon blocage. Au fil de notre échange, j’ai accepté de me livrer, alors que je l’avais rencontré quelques semaines plus tôt. C’était un réel pas en avant pour moi. J’allais davantage vers les autres, j’oubliais peu à peu les barrières que je me mettais auparavant et je vivais simplement l’échange. J’en garde de vifs souvenirs, car ces discussions à cœur ouvert, avec des personnes du monde entier, m’ont fait énormément réfléchir, grandir et évoluer.

SOS Conseils: Oser l’aventure à l’étranger, c’est faire le choix de suivre son propre chemin, vivre une expérience singulière. C’est choisir de s’ouvrir au monde, d’aller explorer et découvrir par soi-même un environnement différent du sien. C’est sortir de sa zone de confort. Une fois que tu te rends compte que tu arrives à t’en sortir, même hors de ta zone de confort, tu sentiras énormément de force, d’énergie. Cela t’aidera à relever les défis que la vie te lancera. Tu te rendras compte de la quantité de choses que tu es capable d’entreprendre. Tu prendras alors conscience de toutes les possibilités qui s’offrent à toi.

J’ai tenté l’aventure ailleurs. Et vous? 

Sterenn