Être capable de lâcher prise.

Plusieurs semaines sont passées sans que je ne publie un nouvel article. Pour tout vous dire, je crois même que cela fait un bon mois. Moi qui avais tout calculé d’avance, prévu d’écrire un article chaque semaine, je ne pouvais, je ne voulais pas publier ces dernières semaines. Aujourd’hui, je vous écris à nouveau car ce moment d’absence m’a justement fait comprendre une chose :l’importance du lâcher prise. 

Savoir s’écouter soi.

De nature perfectionniste et organisée, il m’était impensable de ne pas sortir un article par semaine. J’avais beau me répéter que ce n’était pas dramatique de ne pas écrire autant, je me mettais parfois inconsciemment sous pression pour finir à temps alors qu’en soit, ce projet est simplement là pour partager et me permettre d’assouvir mon besoin d’écriture. C’est en écrivant le dernier article en date que je me suis rendue compte que j’allais peut-être vers quelque chose qui ne me ressemblait plus vraiment.  

Je commençais à douter, presque à me forcer à trouver un sujet alors que les premiers articles venaient instinctivement. Je mettais plus de temps, je faisais plus de fautes, comme si finalement, je me perdais. C’est là que j’ai remarqué les premiers signes. Je postais car j’avais prévu cette périodicité, je ne postais pas par envie. Le choix du sujet devenait difficile, presque pénible. Mon quotidien est considérablement en train de changer, j’ai plusieurs projets en même temps, et je savais au fond de moi que je ne pouvais tenir ce rythme ces dernières semaines. Mais j’ai justement su voir tous ces petits signes, les prendre en considération et me remettre en question. J’ai réussi à m’écouter; écouter mon ressenti et mon intuition, moi qui avais l’impression d’être complètement bloquée de ce côté-là.  J’ai donc décidé d’écrire au gré de mon inspiration, au fil de ma vie. J’écris quand j’en ressens le besoin. C’est d’ailleurs une petite victoire pour moi d’avoir été capable de m’écouter, de m’arrêter au bon moment. Je n’ai pas écouté mon entourage, je n’ai pas continué par peur du regard ou du jugement des autres. J’ai fait abstraction de tout ça pour me concentrer sur moi. 

“Savoir s’écouter c’est être disponible aux bonnes informations de son corps.” Claude May Waia

J’ai dû accepter, j’avais peur. Peur que plus personne ne lise mes articles, que ce vide d’un coup puisse lasser les lecteurs. C’est pour cela que j’avais à cœur de vous écrire cet article. Car cette absence m’a appris quelque chose, et vous apportera sûrement aussi. J’ai appris combien il était important de s’écouter soi, et agir en fonction. Ne pas écouter une autre voix que la sienne. 

Cultiver l’indulgence.

Cette petite parenthèse m’a aussi appris à être de plus en plus indulgente avec moi-même. J’ai toujours eu tendance à être assez difficile, critique vis-à-vis de ma personne, sur différents aspects de ma vie d’ailleurs. Rebondir face à un échec, accepter ce qui ne peut être changé, accepter ses propres limites, sont des situations qui nous apprennent à être indulgent avec soi, afin de lâcher prise. Comprendre que nous ne sommes pas des machines, que nous avons des moments de doute, de remise en question, que nous ne pouvons pas tout contrôler. C’était le cas pour moi ici. J’ai accepté mes propres limites, je devais prioriser d’autres choses dans ma vie à cet instant T et je l’ai fait. Je ne me suis pas acharnée, j’ai préféré me concentrer sur des projets qui me demandaient beaucoup d’énergie. C’était pour moi la bonne décision à prendre même si je dérogeais à mon objectif d’un article par semaine. C’est là que j’ai appris à être beaucoup plus indulgente, à me poser les bonnes questions, à prioriser. C’est souvent grâce à des petites expériences du quotidien qu’on en apprend davantage sur soi. Apprendre à relativiser est un énorme pas en avant pour moi. Être capable d’être bienveillante à mon égard. Comment ai-je fait? J’ai commencé par écrire, juste pour moi cette fois. Je prenais mon carnet et je noircissais les lignes un peu plus chaque jour: pourquoi je me sentais pas à l’aise, pourquoi je n’étais plus motivée, pourquoi je perdais mon optimisme face à ce projet. Dans ce carnet, j’écrivais le fond de ma pensée, le fait que j’avais peur de décevoir, le fait que j’étais déçue de ne pas tenir ma cadence, que la comparaison avec d’autres contenus me pesait beaucoup. Et puis, au fil de l’écriture, je me rendais moi-même compte que la plupart de mes doutes, de mes réflexions, n’avaient pas lieu d’être (oui oui les fameuses croyances limitantes). J’étais capable de trouver un contre argument à chacune de ces croyances. Peu à peu, j’avançais dans ma propre réflexion, je prenais du temps pour moi en m’échappant de mon quotidien. Je me prouvais un peu plus chaque jour que je me mettais ces barrières toute seule.

J’ai adhéré à la phrase de mes parents, le fameux « c’est OK ». Rien n’est grave, tout est expérience. Il n’y a pas de bons ou mauvais choix. Être trop critique avec soi, ou avec les autres d’ailleurs, n’apporte rien. Le doute, les erreurs font partie de la vie. Couvrir de reproches à la première occasion n’aidera personne, ne fera avancer personne. Ni vous, ni les autres. Relativiser, questionner, comprendre, apprendre. Accepter de ne pas toujours avoir le contrôle et se laisser guider.

Vivre dans l’instant présent.

Lâcher prise c’est respirer un grand coup, prendre le temps de faire une pause. Ce n’est pas laisser tomber, c’est finalement se détacher, se protéger de certains effets. Se dire qu’on a fait le maximum, qu’on a donné le meilleur de nous et que la suite ne nous appartient pas, se libérer de ce poids afin de se recentrer sur le moment présent. Ne pas penser au passé, ni au futur mais rester dans l’instant, ce que tu es et fais aujourd’hui. Accepter que certaines choses ne dépendent pas de nous et apprécier à ce jour le travail fait et être fier de soi.

« Vivre sa vie c’est savoir lâcher prise face aux évènements et se laisser aller au gré du vent. » Philippe Chavanis

J’ai pour ma part tendance à penser aux conséquences négatives de mes actions et j’insiste vraiment sur le terme « penser ». Être constamment dans ses pensées, ruminer, peut vite être très pesant. Il est important d’en sortir, de comprendre que ce ne sont que des petites voix qui sont là pour nous tester mais que ce n’est pas la réalité. Pour revenir à l’écriture d’article, je me disais que j’avais presque gâché mon travail des débuts en faisant une pause d’un mois, je pensais que ça n’allait plus intéresser, que ça ne servait plus à rien. C’est donc typiquement dans une situation comme celle-ci que j’ai compris et surtout appliqué ce principe. Une grande inspiration pour revenir au moment présent. Je ne pense ni à ce que j’aurais pu faire avant ni à ce que je dois faire après. Je profite de l’instant. Je me suis dis que cette pause avait été bénéfique pour trouver des sujets d’articles, qu’elle m’a permis de développer de très beaux projets à côté. Je n’ai absolument pas perdu le travail des débuts, au contraire, il m’a fait évoluer.

SOS Conseils: Etre capable de lâcher prise, je ne vous le cache pas, c’est un long travail mais qui selon moi reste très important. Savoir se détacher quand il le faut permet sincèrement de vivre plus sereinement. Pour moi, l’écriture, le retour à la nature, les moments solitaires sont mes solutions qui me permettent de lâcher prise. Pour vous, ce sera bien d’autres solutions. Soyez libre de créer vos propres petits rituels pour avancer. Je vous conseille le livre « Les accords toltèques » de Miguel Ruiz qui détaille très justement le fait que certaines choses ne nous appartiennent pas, et qu’il faut arrêter de chercher à vouloir tout contrôler. Notre vie est incontrôlable, nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Mais c’est ce qui rend cette aventure si spéciale. Libre de chaque jour se réinventer, se voir confronter à l’inconnu. Alors laissons nous porter, apprécions l’instant présent, écoutons-nous et tout se mettra en place.

J’ai décidé de faire confiance à la vie, et vous?

Sterenn

Faire le premier pas.

Les premiers pas sont toujours les plus difficiles. Moi-même, je n’ai pas échappé à cette règle. J’ai beau avoir gagné en confiance ces dernières années, lancer mon propre projet me semblait (presque) impossible. Pour ne rien arranger, le syndrome de l’imposteur tapait à ma porte beaucoup trop souvent à mon goût, me laissant face à ma peur du jugement, mais aussi de l’échec. Dans cet article, je vous livre comment j’ai réussi à faire ce premier pas, et peut-être vous donner le courage de faire le vôtre.

Février 2021, le blog « Au Singulier » est né. Je vous parle aujourd’hui du jour où j’ai décidé de me lancer.

C’est vrai que j’ai toujours eu cette profonde admiration pour les personnes qui lancent leurs propres projets, alors prêtes à tout, quitte à sortir de leur zone de confort. Les artistes passionnés qui décident de foncer. Les belles plumes qui se lancent dans l’écriture. Les entrepreneurs qui démarrent une nouvelle vie. J’admirais cette audace, ce courage. Ils décidaient de « faire quelque chose de leur vie« . Cette phrase m’attire depuis des années, je ne saurai comment l’expliquer. J’ai cette profonde envie de créer quelque chose, de porter un projet, à moi, au travers duquel je pourrais m’épanouir.

« Qui ne tente rien n’a rien. »

Hésitante, je tombe sur la citation “qui ne tente rien n’a rien”. Trop souvent, j’ai eu peur de me lancer, peur du regard des autres et du jugement de ces derniers. Je mets mes envies et ressentis de côté, je me répète encore et encore que je risque d’échouer. L’échec n’avait jamais été envisageable pour moi (mentalité bien française je dois avouer). Que ce soit à l’école ou dans ma vie professionnelle, je me devais de réussir et si le résultat n’était pas à la hauteur, si je n’étais pas à la hauteur, je vivais très mal cet échec. Mais pourquoi?

Blog Au Singulier. Peur de l'échec

Au cours de mon actuelle reconversion professionnelle, je me suis rendue compte que cette pensée négative me bousillait la vie depuis longtemps. Je devais m’en défaire, passer outre et me lancer, quitte à tomber. Tomber mais me relever, grandie de l’expérience. Cette prise de conscience fut une révélation pour moi, un cap très important dans ma vie.

« Tout est possible. »

Blog Au Singulier. Nous avons le pouvoir.

Je remets mes idées au clair. J’ai tout à apprendre, mais je suis déterminée, motivée. Je me donne alors pour objectif en cette nouvelle année de faire ce premier pas, et sortir de ma zone de confort (oui, enfin). Il était temps pour moi de commencer mon projet.

Le « pourquoi » de votre projet.

Partager me plaît. Et c’est là que je me rappelle ce projet d’études: créer un blog. Nous avions décidé avec une amie d’écrire sur le thème du voyage, et je dois dire que j’avais pris un réel plaisir à écrire mes articles. J’ai même continué encore des mois après à poster mes récits de voyage. Et si je m’y remettais? Mais plus sérieusement? Partager mes expériences, mes centres d’intérêts. Transmettre ce que j’ai pu apprendre, vivre, pour aider, faire grandir, évoluer.

C’est MON pourquoi. La raison qui m’a poussée à créer ce blog. Et je me le rappelle sans cesse. Un moment de doute, un coup de mou? Il est crucial de garder à l’esprit le « pourquoi » de votre projet. Celui-ci doit être important pour vous. La raison pour laquelle vous faites votre premier pas doit vous animer, vous permettre d’aller au-delà de vos limites. Finalement, le garder dans un coin de votre tête vous permet de ne pas vous perdre, de ne pas vous décourager et vous donne la motivation. De nombreuses fois, j’ai hésité à tout arrêter avant même d’avoir mis en ligne mon blog. Mais me rappeler « le pourquoi » de mon projet me redonnait de l’énergie, et ce à chaque fois.

Se fixer des objectifs.

Pour se lancer, il est important de se rassurer. C’est en me fixant des objectifs, en dessinant une ligne conductrice que j’ai pu faire le premier pas. J’avais besoin de concret, et noter sur un papier points par points ce que je voulais faire, ce que j’avais envie de faire me permettait de voir plus clair et finalement, de mieux avancer. J’allais de point en point, vers la création de mon projet. Dis comme ça, ça fait un peu moins peur, non?

Je me faisais des to-do lists pour la semaine (j’ai le droit de dire que j’adore les to-do lists?): choisir le thème du blog, le nom, la charte graphique. Définir les images que j’ai envie d’utiliser, le titre de mes rubriques, la fréquence de mes articles. Une fois mes objectifs fixés, il est temps de passer à l’action.

Si l’exercice de vous fixer des objectifs vous semble compliqué, vous trouverez dans cet article une méthode qui me sert encore aujourd’hui: la méthode SMART.

Faire le premier pas. Se lancer. Un point important restait encore en suspens: la date de mise en ligne du blog. C’est finalement la dernière étape, la dernière case à cocher. J’attendais toujours le meilleur moment pour le mettre en ligne. Mais finalement, il n’y a jamais de meilleur moment, il suffit juste de se dire « allez, c’est parti! ». Je ne sais pas pourquoi, peut-être pour garder une date importante pour moi, mais j’ai décidé de le rendre public le jour de mon anniversaire. Une date symbolique pour ce jour où j’ai osé.

Rester soi-même.

Certes, j’étais capable d’avoir un visuel sympa pour mon blog. Proposer différents articles. Mais c’est là où je me suis intéressée plus en détails à l’envers du décor, le SEO, Google, la pub… Tous ces petits détails qui font que Google pourra mettre en valeur ou non mon blog, qu’il remonte dans les barres de recherche pour finalement, être lu. Quand je voyais toutes les techniques pour y arriver, j’avais l’impression de perdre tout le côté authentique que je cherchais à instaurer dans mes écrits. J’avais le sentiment que certains écrivaient plus pour Google que pour les personnes derrière l’écran. Ce n’était pas moi. Ce n’est pas moi. Je ne voulais pas utiliser autant de « combines ».

Faire le premier pas, c’est avant tout pour soi. Se lancer dans un nouveau projet, c’est une décision importante mais surtout personnelle. Il est donc nécessaire de rester soi-même dans tout ce processus. Si cela ne vous ressemble pas, comment rester motivé? Votre touche personnelle peut être multiple, mais elle doit apparaître: vos valeurs, votre personnalité, vos goûts, vos aspirations. Vous devez transparaître au travers de votre projet si vous voulez être capable d’avancer. Sortir de votre zone de confort, gravir les échelons, changer de vie. Oui, mais pour vous.

Finalement, je venais de trouver ce projet que je voulais porter. Et vous, avez-vous trouvé le vôtre?

« Saute, en sachant que tu atterriras. »

SOS Conseils: Prends le temps de te poser les bonnes questions. Ne te mets pas de barrière, ne laisse pas tes croyances limitantes prendre le dessus. Si tu crois en toi, ce que tu fais, tu rayonneras autour de toi, tu attireras ce qui est fait pour toi, ce que tu mérites. Alors fais le premier pas, lance toi, tu as tout à gagner.

Croyez en vos rêves, croyez en vous,

Sterenn